Théoriquement, Renault devait présenter, aujourd'hui, au tribunal de commerce de Lyon ce fameux plan de reprise. En fin de journée l'administrateur judiciaire n'a toujours pas de nouvelle. Un retard qui agace les représentants syndicaux. «Cela décale d'autant notre réunion au sein de la SBFM pour en discuter, ainsi que notre rendez-vous avec les dirigeants de Renault» déplore Pierre Le Ménahès délégué syndical CGT.
Décision du tribunal le 29
Quoi qu'il en soit, c'est le 29 septembre que le tribunal de commerce doit rendre sa décision. «Il nous reste 15 jours pour en savoir plus. Renault s'engage, c'est une chose, maintenant il faut passer aux choses sérieuses. Nous voulons savoir quels sont les investissements envisagés».
Sur le site, les salariés fonctionnent en auto-gestion depuis décembre dernier et leurs revendications sont précises. « Il faut investir dans une nouvelle ligne de production et élargir l'activité usinage à forte valeur ajouter. Là dessus, on les sent frileux. Nous voulons aussi en savoir plus sur les pièces que Renault compte fabriquer ici».
Selon Pierre Le Ménahès, si Renault tarde à présenter son plan c'est en partie lié aux tractations qui se joueraient avec la Région. «Renault se présente comme exploitant locataire». En clair, il ne veut pas être propriétaire et responsable d'un bâtiment vétuste et encore moins d'un terrain pollué. Qui alors serait le propriétaire? La communauté d'agglomération qui devrait acheter l'ensemble? On imagine que les élus n'ont pas envie de s'embarrasser d'un tel dossier. En coulisses, les négociations doivent être serrées.