4 mai 2009
Hubert Coudurier. _ Comment est-ce que vous avez débarqué à Brest ? C'était presqu'il y a vingt ans ?
Jacques Blanc. _ C'était il y a vingt ans par hasard. Je suis venu en mission, comme on dit -on nous confie souvent des missions dans notre métier - pour trois jours de missions, pour voir un peu cet établissement qui avait été construit, qui ne s'appelait pas encore le Quartz
Hubert Coudurier. _ Vous aviez déjà un passé culturel, vous aviez travaillé avec Chéreau.
Jacques Blanc. _ J'avais déjà co-dirigé cinq théâtres, un petit passage par le ministère de la Culture. Voilà, etc. etc. Donc quand même un petit parcours. Je suis venu pour trois jours et je suis resté vingt ans.
Hubert Coudurier. _ Brest est devenue scène nationale, c'est même la première scène nationale en termes de fréquentation. C'est un label que donne le ministère. Vous avez également créé le Festival Antipodes qui permet de se projeter dans une dimension au-delà du national.
Jacques Blanc. _ En Europe
Hubert Coudurier. _ Je me souviens de gens de la télévision de Barcelone qui m'avait dit un jour : « pour nous, il y a Barcelone et le reste du monde. Vous, Brest c'est la même chose ?
Jacques Blanc. _ Oui, tout à fait. On peut même dire le centre du monde parfois parce que c'est bien de se prendre un peu pour le centre et pas toujours pour la périphérie, c'est-à-dire pour ceux qui reçoivent, mais pour ceux qui produisent et qui font tourner et circuler. Et donc une des vocations que j'ai donnée au Quartz, c'est effectivement de produire des spectacles et des spectacles qui ait vocation européenne. Aujourd'hui on tourne dans toute l'Europe, là en ce moment il y a trois équipes : il y en a à Berlin, il y en a dans les pays du nord, il y en a à Amsterdam et il y en a à Bruxelles. Donc on est au centre - en tout cas, ne nous prenons pas non plus pour le nombril du monde - mais on est au centre d'un développement culturel européen.
27 mai 2012 à 15h19
27 mai 2012 à 10h12
27 mai 2012 à 09h43