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Vendée Globe Un Horn d'anthologie

17 janvier 2009

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Brian Thompson, Arnaud Boissières et Dee Caffari ont franchi sans encombre la violente tempête centrée sur le cap Horn. Les trois solitaires ont su se positionner au mieux pour éviter le pire de cette dépression. La tempête, qui a balayé hier les environs du cap Horn, n'a pas fait de victimes au sein du groupe Thompson - Boissières - Caffari et ce, grâce au talent des intéressés qui ont fait preuve d'un sacré sang-froid pour laisser passer ce monstre météorologique. Après 18 heures d'attente à l'abri sous le vent de l'île des Etats pour laisser passer le pire morceau de la tempête, Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) a repris sa route, hier vers 11 h, en contournant l'île argentine par l'est. De son côté, Arnaud Boissières a mis sa course entre parenthèses pour se dérouter vers le sud et se positionner près du centre dépressionnaire là où les vents sont restés raisonnables.

80 noeuds

Alors qu'à une poignée de milles, des rafales flirtant avec les 80 noeuds étaient annoncées, le skipper d'« Akena Vérandas » savourait sa solution de sagesse, avançant à vitesse réduite en même temps que la dépression avant de renvoyer de la toile et renouer avec des moyennes à deux chiffres au large de l'île des Etats et reprendre une course normale. Quant à Dee Caffari (Aviva), la Britannique est passée tout près du centre dépressionnaire, ce qui explique sa vitesse très faible au premier pointage, hier matin. Reste que si le gros de la tempête a été évité, les trois navigateurs n'étaient pas encore tout à fait à l'abri, hier soir, car il leur suffisait d'aller un peu plus vite que la dépression pour tomber sur des vents supérieurs à 50 noeuds. Même s'il est un peu tôt pour tirer un bilan, on peut déjà dire que ces trois-là auront vécu un cap Horn d'anthologie.

Suspense en tête

En tête de la flotte, Michel Desjoyeaux (Foncia), contraint quelque vingt-quatre heures plus tôt que son concurrent, de virer vers le nord, a vu Roland Jourdain (Veolia Environnement) pouvoir poursuivre son bord vers l'est avec un meilleur angle de remontée au vent, puis pouvoir virer de bord en position plus favorable pour accrocher rapidement les alizés de sud-est. A suivre donc...

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