24 mai 2009
Deuxième étape tactique entre Guernesey et Perros-Guirec où le vent est resté léger toute la journée et où le courant a joué des tours à certains. Les plus petites unités ont souffert. Seulement une soixantaine de bateaux étaient dans le port, hier soir.
Du spi, du spi et toujours du spi! Avec un seul départ pour tout le monde, et à l'anglaise (1), les 126 bateaux du Tresco ont quitté Saint-Petter Port, hier matin à 7h. Au passage de la ligne, les spis ont fleuri de toute part pour n'être affalés qu'à Perros-Guirec. 52 milles durant, il a fallu gérer la voile ballon. Déjà au pied du Castel Cornet, il ne fallait pas se laisser enfermer. Trente minutes séparaient le premier du dernier: quand le dernier coupait la ligne de départ, le premier avait déjà passé la pointe Saint-Martin.
«Cornouaille Nautique» premier à Perros
Ensuite, cette deuxième étape (coefficient 1,5) fut très tactique. Un vent qui joue les filles de l'air, des courants piégeurs, l'erreur n'était pas permise, hier. C'est l'équipage de «Cornouaille Nautique» qui s'en est le mieux sorti. A 15 h 20, Olivier L'Helgouac'h et ses équipiers franchissaient la ligne d'arrivée à la pointe du château avec deux minutes d'avance sur le deuxième, Illy Brummer, le Finlandais de la course à bord de son «Maziana». «C'était une superbe manche, très tactique. On a fait toute la manche sous spi. On a bien joué avec les courants, surtout après les Roches Douvres et on a doucement réduit l'écart qui nous séparait du premier. On a pris la bonne option pour profiter bien plus longtemps du courant. Au début, il n'y avait pas beaucoup de vent et la mer était un peu formée, garder le spi gonflé n'a pas toujours été simple. Mais ça se termine bien», lance dans un large sourire, Olivier L'Helgouac'h. L'équipage du First 40, «Cornouaille Nautique», a pris une petite revanche sur la première étape où ils avaient mal terminé.
Dur pour les «petits»
La météo n'est décidément pas une science exacte. Vendredi, elle annonçait un vent forcissant dans la journée et de la pluie en fin d'après-midi. Si le soleil s'est levé, pas le vent. Hier soir à Perros-Guirec, quand les portes de l'écluse ont fermé vers 20 h 10, seulement une soixantaine de bateaux étaient amarrés aux pontons. Les autres étaient encore en mer. «Entre le sixième et le septième, il s'est écoulé 1 h 20. Les premiers sont passés et derrière, une bulle sans vent a bloqué le reste de la flotte», racontait Bernard Guéguen du comité de course. Si les gros avaient vécu une belle journée, les petits, qui ont subi, en fin de parcours, la renverse de courant ne sont pas arrivés à l'heure pour les écluses et ont dû passer la nuit dehors du port de Perros... au mouillage. Ce matin, le départ de la troisième et dernière manche entre Perros-Guirec et Morlaix sera donné à 8 h 30. Avec des vents prévus de nord-est 10-15 noeuds et le courant pour pousser les bateaux vers Morlaix, tout le monde devrait pouvoir remonter la rivière à temps.
(1) Ligne mouillée avec un alignement à terre et qui ne bouge pas quelle que soit la direction du vent.
«C'était une superbe manche, très tactique. On a fait toute la manche sous spi.»
