19 juillet 2012
Québec - Saint-Malo est une épreuve où se sont illustrés, Loïck Peyron, Franck Cammas ou encore Laurent Bourgnon. Une transatlantique d'ouest en est, qui fut longtemps la chasse gardée des multicoques et qui a souffert par le passé du manque de participants. Le dynamisme de la Classe 40 devrait lui redonner un second souffle. Le parcours de 2.897 milles est magique avec la descente du fleuve Saint-Laurent, le passage des Îles de la Madeleine puis de Saint-Pierre-et-Miquelon avant de plonger dans l'Atlantique Nord en longeant les bancs de Terre Neuve.
Les premières heures...
Parmi les favoris, on retrouve le tenant du titre en Class40, le Normand Halvard Mabire («Campagne de France») associé à sa compagne anglaise Miranda Merron. Dauphin de Mabire en 2008, Thierry Bouchard («Comiris-Elior») fait aussi partie des solides prétendants à la victoire et dissèque le scénario qu'il envisage dans les premières heures de course: «Dans la descente du Saint-Laurent, il faudra bien travailler à la table à cartes. Le fleuve est semé de bancs de sable qui se déplacent chaque année. Avant le départ, nous disposerons de données très précises sur les courants, en force et en direction. A certains endroits, le courant peut atteindre 7 à 8 noeuds. Dans ce cas, on ne contrôle pas grand-chose! Il est possible de perdre 10 ou 12heures sur un adversaire entre deux marées ou de les gagner!» A surveiller aussi la prestation de Stéphane Le Diraison («IXblue»), deuxième de la Solidaire du Chocolat 2012 derrière l'Allemand Jörge Richers («Mare»), ravi d'être au départ: «C'est ma première participation. Cette épreuve évoque pour moi de grands noms de course au large et le parcours est fantastique».
Boissière de la partie
Egalement ambitieux, Jacques Fournier («Groupe Picoty») qui accueille à bord le skipper du monocoque 60 pieds Imoca «Akena Vérandas», Arnaud Boissière: «Je suis très content de participer à cette transat mythique. C'est enrichissant avant le Vendée Globe de multiplier les supports de navigation. Cela permet entre autres de confronter son expérience à celle d'autres navigateurs»
Bien seuls...
Petit bémol, on s'interroge sur la présence de cinq bateaux répartis dans quatre catégories. Un monocoque 65 pieds, un de 65 et un multicoque de 60 pieds courront tout seul. On voit mal l'intérêt sportif de s'engager dans une telle aventure. Erwan Le Roux («FenêtréA-Cardinal») et Erik Nigon («Vers un monde sans sida») en multis 50 auront au moins la consolation de se livrer à un duel. En sachant que sauf avarie, Le Roux devrait arriver le premier dans la cité de Surcourf à la barre d'un multi beaucoup plus véloce que celui de son unique adversaire, qui possède un trimaran vétuste mis à l'eau en 1988.

20 mai 2013 à 15h23
19 mai 2013 à 17h59
19 mai 2013 à 17h57