letelegramme.com

 

Rechercher

Transat Jacques Vabre. Duel en mer des Caraïbes

21 novembre 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF
  • Imprimer cet article

La nuit a été difficile pour le duo Guillemot - Caudrelier («Safran»), leader depuis plus de sept jours. «Groupe Bel», du tandem De Pavant- Gabart, est revenu à une cinquantaine de milles.

La Guadeloupe, Marie-Galante, Les Saintes, ces îles aux noms enchanteurs sont autant d'invitations à l'escale, à plus forte raison après une traversée de l'Atlantique rude et éprouvante. Mais ce n'est pas au programme pour les marins de la neuvième transat Jacques Vabre. Ces îles paradisiaques de l'arc antillais marquent l'entrée en mer des Caraïbes où va se dérouler le dernier acte de cette transat corsée.

Nuit agitée sous les grains

Et pour les premiers qui sont passés sous Marie Galante, le rideau s'est levé sur un décor tropical classique avec un cocktail corsé de grains et d'alizés qui leur a valu une nuit agitée, comme le racontait Charles Caudrelier. «Des grains, de la pluie, du vent, puis moins de vent... oui, animé c'était le mot! Mais bon, c'est le jeu. Hier, on a perdu 15 milles en étant carrément arrêté sous un nuage. On a vraiment été puni et ça fait peur parce qu'en deux heures avec un temps comme ça, tu peux perdre 30 milles d'un coup...», expliquait l'équipier de Marc Guillemot.

Du coup, Kito de Pavant et François Gabart ont sorti l'étendard de la révolte et en ont profité pour ramener «Groupe Bel» à une cinquantaine de milles de «Safran». Mais la nuit n'avait pas non plus été de tout repos à bord du monocoque rouge. «Cela n'a pas été simple, on a pris 30 noeuds et plus sous un grain... Comme on était au portant avec grand-voile et spi, donc pas mal de toile en l'air, 30noeuds, ça fait un peu de désordre et de stress.

Le vent n'arrête pas de bouger dans tous les sens. Donc, on a du boulot sur le pont et on est bien rincés» confiait Kito de Pavant. Dans ces conditions instables avec des oscillations du vent et aussi des montées en puissance qu'il faut anticiper, les équipages manoeuvrent beaucoup et doivent être vigilants pour éviter la casse. Mais ils commencent à accuser la fatigue après douze jours de course.

Bataille physique

«C'est certain que c'est assez usant. Les bateaux sont besogneux et exigeants, ça laisse forcément des traces sur les hommes. Nous ne sommes pas à 100% au niveau physique mais ça va», avouait Marc Guillemot. Cette dernière partie entre l'arc antillais et Puerto Limon au Costa Rica (environ 1.300 milles) ne sera pas une formalité.

Cette bataille s'annonce très physique, d'après Sylvain Mondon, ingénieur à Météo France. «Dans la mer des Caraïbes, l'alizé fluctue beaucoup, avec de très nombreux passages de grains. Il y aura énormément de manoeuvres à faire. Dorénavant, la tactique ne compte plus vraiment, c'est le physique qui va jouer, avec l'indispensable part de chance! Il n'y a rien de plus aléatoire qu'une ligne de grains. Cela peut faire perdre ou gagner beaucoup de milles sans que les marins y soient pour grand-chose.»

Pour les deux duos à la lutte pour la victoire finale, la guerre des nerfs et des empannages a commencé entre les îles de l'arc antillais et va se poursuivre en mer des Caraïbes. Dans cette zone de prédilection de la flibuste entre le XVIe et XVIIIesiècle, tous les coups seront permis. De quoi épicer ce duel final sous haute tension entre «Safran» et «Groupe Bel» lancé à sa poursuite.

  • Gilbert Dréan

Multis 50 Le défi de «Crêpes Whaou»

Le trimaran «Crêpes Whaou», qui caracole loin devant ses adversaires directs, a viré en fin de nuit la Barbade, marque de parcours obligatoire pour les multis 50 pieds. «On a contourné l'île de la Barbade en fin de nuit, on s'apprête à passer les Grenadines. Maintenant, il va falloir composer avec les grains. Etre vigilant! C'est fatigant mais globalement, ça va. Le bateau va bien aussi. A priori, on est en forme pour attaquer la dernière ligne droite», confiait Erwan Le Roux à la vacation de midi. Pour Franck-Yves Escoffier et son équipier trinitain qui ont 1.200 milles d'avance sur les deuxièmes Victorien Erussard et Loïc Fecquet («Guyader pour Urgence Climatique»), le challenge est de damer le pion aux monocoques Imoca en temps réel. Mais le duo de «Crêpes Whaou», qui va cravacher son nouveau plan Van Peteghem- Lauriot Prévost pour être le premier à couper la ligne à Puerto Limon, devra gérer avec doigté les grains très forts qui vont rythmer son sprint final.

Trophée Jules Verne «Groupama 3» à Capetown ce soir

«Groupama 3» a bénéficié de bonnes conditions pour faire route vers l'Afrique du Sud avec du vent portant d'une quinzaine de noeuds et une mer plus assagie. Après deux empannages hier matin, le trimaran fait route directe vers Cape Town qu'il devrait atteindre ce soir. Depuis l'avarie sur la cloison de bras de liaison qui a mis fin à la tentative sur le Trophée Jules Verne lundi dernier, les choses se sont organisées à terre. Tout est déjà prêt à Cape Town pour accueillir le trimaran géant et commencer au plus tôt l'inspection, la réparation de la cloison de bras bâbord et le renforcement de son équivalent tribord. En plein printemps austral, les conditions météorologiques sont idéales pour effectuer ce chantier sans avoir besoin de mettre au sec «Groupama 3». Une équipe technique de Groupama a été dépêchée sur place. Une nouvelle tentative sur le Jules Verne est toujours à l'ordre du jour. L'objectif est de rejoindre la Bretagne mi-décembre et de se mettre à nouveau en stand-by début janvier. A l'exception de trois équipiers (Stan Honey, Jacques Caraës, Steve Ravussin) qui profiteront de cet arrêt forcé pour reprendre leurs activités terrestres et venir au salon nautique à Paris début décembre, le noyau dur de l'équipage sera le même pour convoyer le bateau vers Brest.
  • Exporter cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Envoyer cet article sur twitter
Exportez cet article
Activer mon accès abonné S'abonner au Télégramme

Dans la même rubrique

Abonnements et services

S'abonner au télégramme
Appli iPhone Android Le Télégramme

Forfait mobile et carte sim prépayée Le Télégramme Mobile
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Presse régionale

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com | Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine | Le Télégramme recrute | Forfait mobile avec Le Télégramme Mobile | Modèles de lettres

Les sites de Pen Duick :

Route du Rhum – La Banque Postale | Transat Jacques Vabre | Transat AG2R LA MONDIALE | Transat Bénodet-Martinique