Transat ag2r. Nicolas Lunven en redemande
Cinquième à Saint-Barth', Nicolas Lunven (25 ans) a énormément apprécié cette transat en compagnie de Jeanne Grégoire. Le Vannetais en redemande...Chez les Lunven, la voile est une histoire de famille. Bruno, le père, a montré l'exemple : Course de l'Aurore (2 e en 1974) et Whitbread sur « Grand Louis » (3 e ). Le fiston suit le même cap. A 25 ans, son CV nautique est déjà très étoffé. On y trouve notamment une 2 e place au Challenge Espoir Crédit Agricole en 2005, une victoire sur le Tour de Bretagne avec Charles Caudrelier en 2007, des Tour de France, du match-racing, des navigations sur des multicoques Orma, monocoques Imoca, Class 40, Mini, etc.
Débuts encourageants
« J'ai commencé la voile très tôt avec mes parents. Du coup, je ne suis pas passé par la voile légère. J'ai dû courir mon premier Fastnet à l'âge de 17 ans ». Depuis, que de chemin parcouru. L'an passé, à la barre de « Bostik », il termine 14 e et 1 e r bizuth de la Solitaire Afflelou - Le Figaro. Encourageant.
Dans la foulée, il expédie son dossier pour les Filières du Talent DCNS, challenge qui doit permettre à un jeune d'aller jouer dans la cour des grands. A la clé, une Transat Jacques Vabre 2009 en double et une Route du Rhum 2010 en solitaire sur un 60 pieds. Sur les 40 dossiers reçus, dix sont retenus, dont celui de Nicolas Lunven.
Trop jeune...
« Ensuite, ils ont gardé les quatre meilleurs pour les départager sur l'eau ». Après des régates acharnées, un comité de sélection est chargé de sélectionner les deux meilleurs. Nicolas termine deuxième derrière Christopher Pratt... mais c'est Romain Attanasio (3 e ) qui est retenu. Incompréhension. « Ils m'ont dit qu'ils ne me prenaient pas parce que j'étais trop... jeune et inexpérimenté en 60 pieds. Je pensais que les Filières du Talent servaient à découvrir un jeune talent, mais visiblement ce n'est pas le cas ».
Cette mauvaise nouvelle tombe cinq jours avant le départ de Concarneau. « Je ne suis pas quelqu'un qu'on abat facilement... Il y a plus grave dans la vie. Je me suis dit : "Nico, tu as 25 ans et encore plein de choses à apprendre". La Transat m'a aidé à zapper cette histoire ».
« Avec Jeanne
j'ai beaucoup appris »
Entre Concarneau et Saint-Barth', il a avalé les milles goulument. « Avec Jeanne, j'ai appris énormément de choses. En partant de Concarneau, j'étais serein et confiant. Je savais que je partais sur un bateau bien préparé, avec quelqu'un de très bien : on s'est vraiment arraché pour terminer cinquièmes ».
Pour l'heure, il profite du cadre idyllique de Saint-Barth' en famille. « Ensuite, je rentre à Vannes. Je me suis donné jusqu'au 31 mai pour monter un projet Figaro. J'ai envie de continuer dans ce circuit mais avec un vrai projet. Je préfère ne pas faire la Solitaire plutôt que mal la faire. Je n'ai pas envie d'un plan galère de dernière minute ».
A défaut de Solitaire du Figaro, il ira faire autre chose. Pourquoi pas du Mumm 30 sur le Tour de France par exemple : l'équipage de « Elcimaï - Ville de Marseille » n'attend que lui...