19 octobre 2009
Thomas Ruyant, qui a basculé dans l'hémisphère sud hier à mi-journée, mène toujours la Transat 6.50. Dans un alizé encore inconstant, la course-poursuite est lancée derrière le Dunkerquois.
Un dimanche à l'équateur: hier à 12h15, Thomas Ruyant («Faber France»), leader de la Transat 6.50 Charente-Maritime - Bahia, a été le premier à basculer dans l'hémisphère sud. Une très ancienne tradition de la marine française veut que le passage de cette ligne imaginaire de l'équateur soit célébré par un baptême païen. Mais en solitaire pas évident d'organiser cette cérémonie et, pour le Dunkerquois, c'était la seconde fois qu'il la franchissait. Il a sans doute marqué ce passage de la ligne par un geste symbolique pour honorer Neptune.
Schipman le plus rapide
Mais en ce dimanche à l'équateur, il avait surtout pour objectif de maintenir la cadence et de tenir ses rivaux à distance car pour lui, qui court contre le temps, il n'y a pas une minute à perdre. Au pointage de 15h hier, Thomas Ruyant comptait moins de 30 milles d'avance sur son dauphin, HP Schipman («Maison de l'avenir Urbatys»). Le Rochelais était irrésistiblement passé au vent de François Cuinet («Plan Jardin»). Ce dernier, qui a habilement tiré son épingle du jeu dans la traversée d'un Pot au Noir tordu pour se hisser à la seconde place, doit désormais faire face, avec son plan Bouvet 2002 à des Protos plus récents et affûtés. Difficile de résister à la puissance des plans Manuard et autres Lombard, taillés pour avaler les milles au reaching. Il est logique que HP Schipman, qui a poussé le curseur et signé les meilleures vitesses du jour, se soit emparé de la deuxième place. Quant à Bertrand Delesne («Entreprende durablement»), il cravache sur une route désormais convergente pour refaire le terrain perdu dans son option à l'est de la route qui n'a pas répondu à ses espoirs. Mais le Costarmoricain, revenu à la 5e place, n'a pas abdiqué tout espoir de se rapprocher.
Lâcher les chevaux
Cette partie de transat n'est pas facile car si l' alizé de sud-est est présent, il est inconstant en force et en direction. C'est encore à une allure penchée sur une houle très longue que les Minis progressent actuellement vers l'archipel Fernando de Noronha. Après deux semaines de course où la fatigue se fait sentir, ce régime est éprouvant pour des solitaires impatients de lâcher les chevaux pour fondre sur Bahia. La situation est même très contrastée sur l'échiquier atlantique d'après les témoignages des voiliers accompagnateurs. Ainsi le leader en Série, Francisco Lobato («Roff TMN»), perché à l'ouest, est confronté à un vent de 20 noeuds, établi, qui l'empêche de se recentrer. L'avance du Portugais n'était hier que d'une vingtaine de milles sur Charlie Dalin et de 29 milles sur l'Italien Ricardo Apolloni, qui ne lâche rien. Mais même s'il devra se recaler, le Portugais qui, avait fait un véritable show dans la première étape, dispose d'un matelas d'avance confortable. HIER À 15H. Série: 1. Francisco Lobato (Roff TMN) à 1.029,68 milles de l'arrivée; 2. C.Dalin (cherche sponsor charliedalin. com) à 21,09 milles du premier; 3. R.Appoloni (Ma Vie pour Mapei) à 29,31m; 4. F.Sellier (Surfrider foundation à 45,54m; 5. A.Debled (Regions Job. com) à 62,84m. Protos: 1. Thomas Ruyant (Faber fFance) à 897,49 milles de l'arrivée; 2. H.-P. Schipman (maison de l'avenir Urbatys) à 28,85 milles du premier; 3. F.Cuinet (Plan Jardin) à 39,44m; 4. S.Le Diraison (Cultisol Marins sans frontière) à 67,25m; 5. B.Delesne (Entreprendre Durablement) à 69,62m.
