28 octobre 2009
Alexandre Scrizzi, en course dans la Transat 6,50 doublait, lundi, la latitude de Salvador de Bahia et naviguait hier à 90° de la route normale. Une trajectoire qui inquiètait jusqu'à ce qu'on apprenne, dans la soirée, qu'il s'agissait d'une «erreur de navigation».
Le bateau «Phoenix» skippé par Alexandre Scrizzi, un ingénieur financier âgé de 43 ans, dépassait, lundi dans la journée, la latitude de Salvador de Bahia, terme de la seconde étape ralliant Funchal (Madère-Portugal) au Brésil. Il naviguait alors à 7-8 noeuds, à 90° de la route.
Les grands moyens déclenchés
C'est à partir de ce moment-là que l'organisation et la direction de course décidaient de déclencher une «cellule de crise» afin de lever le doute quand à sa route. Ainsi, les MRCC étaient informés de la route suspecte de Phoenix. Sept heures plus tard, l'organisation GPO décidait d'affréter un avion pour survoler le Mini avec à son bord un membre de l'organisation, le président de la classe Mini et un médecin urgentiste. Dans la foulée, un navire de la Marine nationale brésilienne appareillait de Salvador et un avion de l'armée de l'air décollait à son tour. A 19h30 (heure française), l'avion de l'organisation, via la base aérienne, faisait un premier compte-rendu: «Le bateau est sous grand spi, un ris dans la grand-voile. Une forme semble être aperçue dans la descente. Malgré les appels radio et les passages répétés au-dessus du bateau, aucun contact visuel ni audio n'est constaté». Le cap suivi par le bateau d'Alexandre Scrizzi restait cependant inchangé (cap au 202°) et la vitesse constatée était de 9,37 noeuds.
Une panne de GPS
Au relevé de position d'hier midi et à la dernière mise à jour de la cartographie, on pouvait remarquer que Phoenix avait empanné. Il faisait cap au 248° dans l'après-midi et marchait toujours à un rythme soutenu: sept noeuds. Aucun contact n'avait toujours pas pu être établi avec le bord malgré les différentes interventions effectuées mais, en fin d'après-midi, comme attendu, le bateau de la Marine nationale brésilienne arrivait sur zone et entrait en contact avec Alexandre Scrizzi. Il était bien à bord, en bonne santé mais indiquait ne plus avoir de GPS depuis l'hémisphère nord. Scrizzi pensait être à 400 milles plus au nord que sa position actuelle! Avec l'autorisation de l'Amirauté brésilienne, il a été autorisé à revenir sur Salvador sous l'escorte du bateau militaire. Il est attendu demain vers 14h (heure française).
Encore dix en mer. Après l'arrivée de l'Australien Goeffrey Duniam (Mad Spaniel), hier en fin de journée, ils ne sont plus que dix encore en mer: six bateaux de série et trois prototypes. Le prochain d'entre eux, l'Allemand Norbert Maibaum (Coconut) est attendu au petit matin aujourd'hui. Suivront ensuite dans la journée Philippe Mirman (Cepat), Olivier Richard (Minute), Nicolas Rouger (Exa/Le Marseillais/Peschaud) et plus tard dans la nuit, la Brésilienne Izabel Pimentel. Le dernier Maxence Desfeux (Matmut) est attendu pour le 1ernovembre.
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