13 avril 2009
Du soleil, du vent et des manches à gogo: hier, en baie de Quiberon, les 405 équipages engagés se sont régalés. Et ce n'est fini puisqu'ils remettront ça ce matin pour les dernières manches de cette 31e édition du Spi Ouest France.
D'habitude, le Spi se joue à guichets fermés avec 500 bateaux engagés. Depuis deux ans, ce n'est plus le cas. Cette désaffection touche toutes les grandes classiques. En baie de Quiberon, ils ne sont «que» 405 équipages engagés, soit environ 60 bateaux de moins que les deux dernières années. Les raisons? La crise sans doute et probablement le souvenir d'une 30e édition compliquée avec le blocage du port par les marins-pêcheurs, suivi de conditions météos très musclées.
«On se régale»
Toujours est-il que cette année, les absents ont eu tort. En effet, si, vendredi, les accros de la régate entre trois bouées ont entamé cette 31e édition sous la grisaille, le froid et dans un vent capricieux, depuis deux jours, c'est le bonheur total: soleil omniprésent, vent plutôt mollasson le matin (5-7 noeuds) et plus tonique (15-18 noeuds) l'après-midi. Sur les trois ronds, soit treize séries, les comités de course ont envoyé un maximum de manches. Pour le plus grand bonheur des protagonistes qui ont avalé les «banane» et autres côtiers sans modération. «On se régale. Les conditions sont magnifiques», avoue Alain Gautier qui, à la barre de son Mach 6.50 «Sensation» (le bien nommé), a gagné six des huit manches disputées en Class 6.50. «C'est génial ces petits bateaux-là. Ils sont à taille humaine, on est seulement quatre à bord. Et au portant, c'est une balle! Là, on se livre à une belle bagarre avec Sébastien Magnen, Yves Le Blévec et Liz Wardley. C'est parfait comme mise en jambes pour préparer la saison en Décision 35.»
Les dernières manches
Dans l'autre série des «bateaux qui planent», celle des Open 7.50, la connaissance et l'expérience du support aident énormément. Avec douze ans de pratique, Nicolas Groleau, père spirituel des 7.50, s'amuse à mater régulièrement certains skippers pros. «Disons que dans les conditions où la tactique est simple, comme c'était le cas sur les deux dernières manches du jour, on fait parler notre expérience. Néanmoins, on remarque que les pros sont souvent devant car le bateau est relativement facile à prendre en main. A un moment, leur talent parle et le bateau suit», analyse encore le skipper de «Atchoum», 3e au général. Reste que Coville, Lemonchois, Rouxel (épaulé par Josse), Duthil, Douguet ont pu se rendre compte à quel point il était difficile d'enchaîner les bonnes manches. Des bonnes manches, les équipages de Daniel Souden (Farr 30), A.Mercier (IRC 3), R.Barnabé (IRC 5), L.Sambron (J 80) et A.Gautier (Class 6.50) les ont déjà enquillées avant les dernières courses ce matin. Pour eux, ça sent bon la victoire!
