24 janvier 2012 - 2 réactions
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"Ce sera la première fois que je traverse l'Atlantique autrement qu'en avion", plaisante la jeune femme (28 ans) au cours d'un entretien ce mardi 24 janvier. "L'envie m'a pris il y a cinq ans. C'est le premier océan que les marins pensent à traverser".
Quadruple championne de France, vice-championne du monde et championne d'Europe de windsurf, Sarah Hébert a reçu en 2006 un défibrilateur après que son médecin eut diagnostiqué un trouble cardiaque lors d'un contrôle de routine.
Le défibrilateur comme une seconde vie
"Je veux réaliser cet exploit par goût de la vie et de la glisse, explique-t-elle. Lorsque j'ai appris que mon coeur ne me permettrait plus de vivre à 100% ma passion, j'ai d'abord eu du mal à accepter cette réalité. Puis j'ai compris que le défibrilateur pouvait m'offrir une seconde vie". "Après la douleur, l'acceptation de ce corps étranger et le fait d'avoir retrouvé mon niveau professionnel m'ont fait comprendre que cet exploit était à ma portée", ajoute Sarah Hébert.
La véliplanchiste sera accompagnée d'un bateau suiveur, un catamaran d'une quinzaine de mètres qu'elle rejoindra chaque soir pour dormir et s'alimenter. Elle repartira en planche le matin depuis l'endroit précis (relevé par GPS) où elle se sera arrêtée la veille au soir.
6 à 8 heures de navigation quotidiennes
Sarah Hébert prévoit de traverser en 25 jours, à raison de 6 à 8 heures de navigation quotidiennes. A bord du catamaran, elle embarquera un total de 4 planches et 10 voiles, adaptées à différents types de temps. L'équipage de quatre personnes comptera un kiné.
Au cours des prochains jours, elle sera en stand-by chez elle à Carnac (Morbihan), dans l'attente d'une bonne fenêtre météo pour rejoindre Dakar et prendre le large.
20 mai 2012 à 17h35