27 octobre 2009
Après avoir franchi l'équateur dimanche, Francis Joyon navigue désormais au grand large du Brésil, vers une nouvelle bascule du vent, et doit désormais contourner l'anticyclone de Sainte-Hélène.
«Le Pot au noir n'a pas été trop actif et la transition entre le vent de nord-est et le vent de sud-est s'est faite assez rapidement. Le problème, est qu'il y avait plus de sud qu'espéré dans ce nouveau vent, donc j'ai passé des heures et des heures au près, dans une houle désordonnée, avec le bateau qui tapait beaucoup. La situation commence tout juste à s'améliorer, la mer va être un peu moins chaotique, mieux rangée. Je navigue maintenant cap au sud», indiquait hier le skipper d'Idec alors qu'il filait à 20 noeuds, à 400 milles au large du Brésil.
Contourner Sainte Hélène
«L'anticyclone de Sainte-Hélène est très sud, donc il n'y a pas la possibilité de prendre un raccourci vers Bonne Espérance. Il faut faire le grand tour classique», ajoutait-il. Ce «grand tour» consiste, pour le moment, à descendre plein sud pour aller chercher une nouvelle bascule du vent, à l'ouest cette fois. Ce qui permettra de faire de nouveau route vers la pointe la plus sud de l'Afrique. Il est trop tôt encore pour dire si cela imposera de descendre vraiment vers des latitudes très sud pour contourner le cap de Bonne Espérance, mais ce qui est clair c'est qu'il n'y aura pas la possibilité de «couper le fromage», comme c'est parfois le cas lors des tentatives autour du monde. Il en faudra plus pourtant pour entamer le moral d'un Francis Joyon toujours heureux en mer... et dans le timing qu'il s'est imposé. «Je suis toujours dans les temps pour gagner l'île Maurice en moins de 25 jours», confirmait Francis Joyon.
