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Raid en planche Key West - Cuba Martin Gaveriaux reviendra

4 février 2010

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Martin Gaveriaux a mené à bien son raid à partir de Key West mais n'a pu débarquer à la Havane (Cuba) ce qui était hautement symbolique pour lui. Le planchiste breton avait présenté les détails de son projet à l'ambassade des Etats Unis depuis plusieurs mois mais un document officiel du «Department of The Treasury» à Washington lui a été réclamé par les douaniers. «Faute de cette dérogation liée à l'embargo que les Etats-Unis exercent envers Cuba, j'ai été contraint de modifier mon parcours car il m'était alors impossible d'entrer dans les eaux cubaines de manière officielle du moins. Le problème provient des Etats-Unis, et non de Cuba», précise le Morbihannais sur son blog. Il a donc décidé de parcourir une distance de 100 km depuis Key West en Floride dont il s'est élancé lundi à 6 h 30 locale (12 h 30, heure française) sous de grosses averses.

Neuf heures non stop

«Malheureusement, la pluie fut consistante et a perturbé notablement les conditions de vent annoncées. Je devais bénéficier d'une quinzaine de noeuds de vent tout au long du parcours, et c'est finalement un vent de 5 à 13 noeuds avec lequel j'ai dû avancer lundi. Ma progression a été vraiment plus lente que prévu, mais j'étais déterminé et j'ai ainsi navigué durant neufheures et parcouru environ 90 km en direction de La Havane. Le capitaine du bateau m'a alors fait signe de m'arrêter de façon à rentrer juste avant la nuit à Key West». Le planchiste larmorien a fait demi-tour à environ 25 milles des côtes cubaines. «Je suis bien sûr déçu d'avoir été privé d'arrivée à Cuba cette fois-ci. L'expérience aura tout de même été un super moment. J'ai failli passer sur une raie manta, observé un requin passer à deux reprises à mes côtés, vu une tortue et des centaines de poissons volants, navigué dans le Gulf Stream avec 2 à 3 noeuds de courant, et pendant neuf heures de rang depuis Key West, j'ai eu un peu mal aux mains au retour. Mais sinon j'ai bien supporté cette longue navigation tant physiquement que nerveusement! Je reviendrai faire cette traversée dès que j'obtiendrai une autorisation spécifique de la part des autorités américaines».

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