19 septembre 2009
Le temps d'un week-end, Nicolas Lunven, vainqueur de la dernière Solitaire du Figaro, est simple équipier. Il retrouve le bord de Bernard Gouy qui lui a mis le pied à l'étrier il y a une dizaine d'années.
Nicolas Lunven a décroché de haute lutte une brillante victoire dans la 40e Solitaire du Figaro cet été. Elle lui servira peut-être de tremplin dans sa carrière prometteuse en solitaire mais ne changera rien à l'attitude du personnage tout en modestie. Ce week-end, le Vannetais dispute l'Atlantique - Le Télégramme - Groupama sur «Inis Mor» l'élégant et performant Ker 39 de Bernard Gouy.
Premières armes
C'est une jolie histoire car c'est sous la houlette de ce propriétaire, qui est aussi un ami de son père Bruno, que Nicolas Lunven a fait ses premières armes en régate. «J'ai disputé mon premier Spi à LaTrinité avec Bernard en 1998. J'en ai couru plusieurs ensuite et puis, avec cet équipage, j'ai découvert les régates en Angleterre». «On l'avait emmené pour son premier Fastnet en 2001. On avait d'ailleurs terminé second en classe 2», se souvient Bernard Gouy. Présent dans les grandes classiques en Atlantique, ce régatier est aussi un habitué de la semaine de Cowes ou de la semaine de Cork. C'est un amoureux fou de l'Irlande et le nom de son bateau «Inis Mor» est un clin d'oeil à la plus grande des Iles d'Aran. Ce propriétaire du Crouesty est ravi d'accueillir à nouveau à son bord ce champion qu'il a vu débuter comme équipier et qui a fait du chemin: «Outre sa compétence qui est grande, Nicolas possède une qualité hors du commun, une extrême gentillesse».
Régater pour le plaisir
L'intéressé est presque gêné du compliment. «Ce bateau, c'est une histoire de copains, d'amitié et je suis heureux de le retrouver. C'est agréable d'embarquer pour régater de façon détendue un week-end sans trop de pression à la différence du Figaro. Encore qu'ils m'ont mis à la tactique et avec la météo annoncée cela ne sera pas si simple (rires)», confie le Vannetais. Après une saison intense sur le circuit Figaro mais particulièrement faste pour lui, ce week-end dans les eaux lorientaises sera une récréation pour le plaisir. Comme Bernard Gouy aime s'entourer de talents qui viennent sur «Inis Mor» en amis et jamais en mercenaires, Nicolas Lunven retrouvera parmi les équipiers un certain Jimmy Pahun avec lequel il a aussi débuté ou encore le voilier Laurent Tilleau. Eux-aussi sont des habitués d'«Inis Mor» à bord duquel bonne ambiance rime avec performance.
