23 mai 2009
C'était un des temps forts de la Semaine du golfe! Le Sinago Joli-Vent a été béni hier devant une foule de 4.000 personnes agglutinées sur les quais de Port- Anna à Séné. Joie et fierté partagée sous le soleil!
Port-Anna, berceau des Sinagos, se souviendra longtemps de la renaissance de Joli-Vent. Célébrée devant près de 4.000 personnes massées sur la colline, les quais et la cale des Morgates, elle sonnait même comme une résurrection. Celle d'un moribond arraché à la vasière de Camoël et restauré au Chantier du Guip de l'Ile aux Moines et l'Afpa d'Auray, sous la houlette de l'association des amis du Sinagos.
Une première pour le père Alberto
Ponctuel, le Joli-Vent a pointé son étrave sur Port-Anna à 17h30, escorté de toute sa famille: les Trois Frères, Jean et Jeanne le Crielis, le Map du Guip et le Forban. Tel un oiseau marin immature, ses voiles sont encore blanches: il lui faudra attendre une saison avant qu'on ne leur donne leur belle couleur rouge, le temps qu'elles se fassent. Pour l'accueillir, le bagad de Vannes, le cercle celtique de Saint-Laurent, le maire Luc Foucault, Annick Guillou Moinard et Gildas Dréan, représentant respectivement le conseil général et le conseil régional et le père Albert Lequitte, curé de Séné. C'est lui qui a béni le bateau et ceux qui ont oeuvré à sa restauration. Une première pour «Alberto» qui durant son long ministère a beaucoup béni, du vélo au semi-remorque, mais jamais encore de bateau! À ses côtés, le parrain et la marraine de Joli-Vent, forcément émus: Jean Bulot, ancien capitaine de l'Abeille Flandre, et Catherine Peyratout, la fille du premier propriétaire du Joli-Vent, Alain Peyratout. Armande Roger, la fille de l'architecte Armand Thomas qui l'a construit, est tout près. Tout aussi émue. Et Pascal Février, président des Amis du sinagos et nouveau père adoptif du Joli-Vent, à la fois heureux et fier.
Brisée net sur l'étrave
Après la prière, la bouteille de champagne. Brisée net sur l'étrave par l'expérimenté commandant Bulot: «Quand on baptise un bateau comme celui-là, c'est formidable, surtout quand la bouteille casse du premier coup!» La foule agglutinée sur le quai mitraille pour immortaliser l'événement et applaudit. Joli-Vent semble frémir de bonheur devant tant de joie partagée. Ses cinq grands frères, à couple, aussi. Surtout lorsque «les Copains sinagots» entonnent à gorge déployée la chanson créée pour l'événement par Dominique Gicquel et Goulven Saout: «Joli-Vent»!
