7 mai 2012
Il aura donc fallu attendre le dernier jour pour que la baie de Douarnenez s'illumine. Après la grisaille des derniers jours, cette journée inondée de soleil n'a fait que des heureux. Il était 11h quand Loic Ponceau a donné le départ d'un parcours côtier long de 21 milles. Les Class40 d'abord, les Multi50 ensuite et enfin les MOD70, Imoca et le maxi-trimaran «IDEC» se sont élancés devant le port du Rosmeur. Après un superbe duel avec le «Groupe Edmond de Rothschild» de Sébastien Josse, c'est Michel Desjoyeaux et l'équipage de «Foncia» qui ont eu le dernier mot, remportant ainsi cette édition 2012. Victoires aussi pour le «Talanta» de Jean Galfione en Class40, le «Fenétré A - Cardinal» d'Erwan Leroux en Multi50 et le «Safran» de Marc Guillemot en Imoca.
50% du programme
Cette 13e édition s'est donc achevée sous le soleil pour les concurrents de la course au large. La veille, les dragonistes avaient conclu l'épreuve sous un ciel gris et quelques gouttes de pluie. Mais il en faudrait bien plus pour doucher l'enthousiasme de ces passionnés venus du monde entier. «D'habitude, on boucle 90% du programme. Cette année, la météo a changé la donne et nous en sommes à 50% seulement. Tout cela à cause d'une dépression qui est restée au-dessus de nos têtes pendant dix jours, explique Gwen Chapalain, organisateur de ce Grand Prix depuis sa création. Le Dragon, c'est le socle du Grand Prix. C'est là où il y a le meilleur niveau, là où il y a une culture internationale.» D'un côté des dragonistes, de l'autre la course au large. Au milieu, les kites et les planches. Douarnenez a réussi le mélange des genres. «On aime ce contraste.» Chapalain n'est jamais aussi heureux que lorsqu'il a réussi à mettre face à face un dragoniste russe et un skipper breton de multicoque. «C'est la rencontre de deux mondes.»
«C'est le stade de France»
Et l'organisateur de vanter les qualités de cette baie qu'il appelle tout simplement «le Stade de France». «C'est le seul plan d'eau de la façade Atlantique où le courant ne rentre pas dans ton analyse tactique. Ici, tu n'as que le vent à gérer. Et puis, cette baie est somptueuse, non?» Qu'ils soient danois, russes, ukrainiens, allemands, suisses, tous mettent en avant la beauté des lieux. Quant aux skippers de MOD70, Imoca, Multi50 et autres Class40, eux, ils en redemandent. «Il faudrait deux autres épreuves comme celle-là . Le Grand Prix Guyader permet de faire naviguer nos sponsors, de montrer nos bateaux au public», explique Jérémie Beyou qui en a embarqué du monde sur son monocoque «Maître Coq».
Paddle et kite à venir
Hier, le rideau s'est donc baissé sur cette 13e édition. Mais la fête n'est pas encore terminée. Du jeudi17 au dimanche 20mai, le Grand Prix Guyader fera la part belle au paddle et au kite. Les adeptes du paddle disputeront le Trophée Nah Skwell, course qui consiste à traverser la baie. Quant au kite, ce sera un retour aux sources puisque c'est à Douarnenez qu'ont eu lieu les premières grandes épreuves française, européenne puis mondiale. Au programme cette année, une épreuve de speed crossing, une course de vitesse et des courses par équipes.
24 mai 2013