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Grand Prix de l'Ecole Navale. Une sacrée dimension!

21 mai 2012

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Débuté dans la brise, le Grand Prix de l'Ecole navale s'est achevé, hier, sous le soleil dans un vent modéré. Quatre titres de champion de France monotypes ont été attribués lors de cette édition, qui a comblé les 180 équipages au rendez-vous.

Du soleil, une petite brise de nord-ouest d'une dizaine de noeuds et une mer plate, les conditions étaient idéales, hier à Lanvéoc-Poulmic et à Morgat, pour la conclusion du dixième Grand Prix de l'Ecole navale. Les équipages n'ont pas boudé leur plaisir. Si les jeux étaient faits pour le podium dans plusieurs séries, certains ont mis un point d'honneur à conclure en beauté à l'image de Nicolas Bérenger. Le Sudiste a survolé la dernière manche en Longtze où le Rochelais Laurent Berjon, qui avait fait carton plein le jeudi, avait tué le suspense. Pour sa première sortie en compétition sur ce monotype, l'équipage féminin «Ecole navale Equipe de France militaire» s'est offert un podium et beaucoup de plaisir. «Au portant jeudi dans 20 noeuds, c'était carrément paradisiaque. Du pur bonheur. Au près, c'était une autre histoire car il est puissant et inconfortable. C'est toujours une belle régate à faire même si jeudi à la fin de la quatrième manche c'était rude», confie Alice Ponsard.

Pour l'honneur

Après sa déconvenue de la veille devant le jury (1), Daniel Souben avait à coeur de terminer sur une bonne note. Le Vannetais et son équipage de «Courrier Dunkerque» ont remporté la dernière manche avec brio devant Nicolas Troussel («Crédit Mutuel Bretagne Elite») et Fabien Henry («Toulon Provence Méditerranée») revenu des profondeurs sur un coup tactique. Les Sudistes avaient remporté la première manche du jour. Une nouvelle illustration de leur potentiel et de leur hargne même si la messe était déjà dite au général. Leur victoire méritée dans ce Grand Prix de l'Ecole navale s'est construite le vendredi dans la brise. «Dans cette deuxième journée, on a gagné trois manches et globalement pas loupé grand-chose. On avait bien préparé l'épreuve, cet hiver. On a progressé sur la vitesse du bateau. Tout cela est encourageant», analysait le skipper.

J80: les jeunes aussi

En J80, le rideau était tombé vendredi avec un nouveau succès d'Eric Brezellec («Interface Concept1»), abonné de la plus haute marche du podium à l'Ecole navale. Il s'était déjà imposé en 2010, son équipage avait récidivé en 2011 sous la houlette de Morgan Riou et la même équipe a réussi la passe de trois cette année. Mais dans cette série relevée, deux jeunes équipages, celui de Martin Lepape («Arpège Promotion») et celui de Nolwen Lemaitre («Télesto en 1»), ont réussi à se hisser sur le podium. Comme le vainqueur, ils viennent du club de la Vallée des Fous (Port-la-Forêt): y a-t-il une potion magique?

Open 5.70: Coadou près du grand chelem

En Open 5.70, le jeune Brestois Antoine Coadou, épaulé par son père à la tactique, a régné sans partage en s'adjugeant cinq manches sur six. Ce jeune régatier, formé à l'école du laser et du 420, a loupé le grand chelem d'un rien (quatrième hier matin) En Seascape, le Britannique Jochen Visser a survolé les débats dans l'anse de Morgat. Du côté des Corsaire, le suspense a régné et Olivier Le Goff («Avellen») a arraché le titre, hier matin. Quel que soit leur résultat, les 180 équipages au rendez-vous de cette dixième édition du Grand Prix sont repartis avec le sourire. Qualité de l'accueil, organisation sans faille, le Grand Prix de l'Ecole navale est vraiment une épreuve à part. On y vient de loin (neuf nationalités) et des figures de la voile comme Pierre Follenfant ou Christine Briand y sont fidèles. Alors rendez-vous l'an prochain à l'Ascension!

(1) «Courrier Dunkerque», qui avait déposé réclamation sur le côtier, avait été débouté et relégué à la neuvième place.

  • Gilbert Dréan

De la fanfare avant la remise des prix

Beaucoup d'animation lors de la journée de la remise des prix pour la course ArMen Race. Le comité des fêtes présidé par François Ravary et Jacques Rampillon ont invité, entre autres, la fanfare Klaxon 5, qui ont fait entendre saxo, bango, tambour et trompettes sur les quais durant une heure avant la remise des prix, pour le plaisir des visiteurs.

FABIEN HENRY (M34, «Toulon Provence Méditerranée», 1er):

«C'est une satisfaction de gagner ici. L'équipage est complice et cela a bien fonctionné. On a bien préparé l'épreuve, on a progressé sur la vitesse du bateau et dans la connaissance du support cet hiver. On a fait la différence dans la deuxième journée dans la brise en gagnant trois manches. On a encore des progrès à faire sur la vitesse du bateau dans le petit temps. En dessous de 10 noeuds de vent, "Dunkerque" va clairement plus vite que nous». DANIEL SOUBEN (M34, «Courrier Dunkerque», 2e): «Nous sommes un peu déçus de notre disqualification de samedi. Cela a été rude... Mais "TPM" a fait un beau championnat et mérite sa victoire. Pour nous, le bilan est en demi-teinte. En vitesse pure, c'est positif mais nous n'avons pas été bons au plan tactique. On a manqué d'anticipation et de placement et nous avons été irréguliers sur les départs. Globalement, nous avons été moins inspirés que certaines fois. Deuxièmes dans ces conditions, ce n'est pas si mal mais il y a encore du travail avant le Tour». ERIC BREZELLEC (J80, «Interface Concept 1», 1er): «Au-delà du résultat, il y a le plaisir de venir régater ici. C'est une belle régate avec une organisation incomparable. Le plan d'eau est compliqué en raison des courants. Tactiquement, il faut toujours s'adapter. Mais avec Morgan Riou, qui habite en face, on a des atouts. J'ai été Brestois prendant trois ans. J'ai pratiqué et cela aide à ne pas se faire piéger. Le secret de notre réussite: la préparation poussée à Port-la-Forêt et un travail sur le développement de nos voiles espagnoles (Gold Sailing) depuis 2007. Le prochain objectif: aller au Mondial et bousculer les Espagnols qui accaparent le podium». ANNE-CLAIRE LE BERRE (Longtze, «Ecole Navale Equipe de France Militaire», 3e): «Nous sommes un peu déçues de ne pas avoir pu courir une deuxième manche aujourd'hui. Mais pour une première en Longtze, nous sommes satisfaites de ce podium. La régate a été belle, intense. On découvrait vraiment ce bateau. Au portant, c'est un véritable plaisir, mais il est très physique au près. Il reste accessible aux filles: la preuve notre équipage était compétitif... (rires)».
  • Recueilli par G.D.

«Eclats de phares», l'histoire de ces sentinelles de la mer

Bernard Rubinstein, écrivain journaliste, était présent pour la course ArMen Race. En effet il dédicaçait son magnifique album «Eclats de phares», édité chez Glénat. Cet album fait parcourir ses lecteurs de phares en phares, d'objets en objets. Un pan original de l'histoire de ces sentinelles de la mer, raconté par Bernard Rubinstein, qui a gravi en son temps les marches de l'Armel. Beaucoup de succès lors de cette dédicace, ce dimanche, sous le chapiteau réservé à la course de l'ArMen Race.

 
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