12 février 2012
Pour sa première assemblée générale en tant que président, Bruno Le Breton a réussi son examen de passage. Il faut dire que ce Brestois, qui a succédé à Georges Priol en février2011, connaît la maison. Cela fait dix ans qu'il s'occupait de la commission arbitrage. En clair, il connaît parfaitement le bateau et l'équipage. Aussi, prendre la présidence de l'un des comités départementaux les plus puissants de France ne l'a pas effrayé: «Ça marche car il y a une très bonne équipe». Ça marche effectivement bien, si on s'en tient aux résultats avec des titres aux France de 420 et planche à voile, des podiums en Laser et catamaran, la présence de Finistériens dans l'équipe de France Jeunes en windsurf et laser.
Adultes à la hausse Jeunes à la baisse
Ça marche également plutôt correctement pour les chercheurs et chercheuses d'or. La Brestoise Marie Riou, en match-racing, et le Carantécois Bruno Jourdren, en Sonar, sont sélectionnés pour les J.O. de Londres. Il faudra attendre le mois d'avril pour savoir si, oui ou non, Camille Lecointre (en 470 avec Mathilde Géron) aura, elle aussi, la chance de représenter la nation aux Jeux.
Plus de passerelle
Ça marche aussi du côté des licences adultes puisqu'on constate une légère progression: 3.280 licenciés en 2011 contre 3.212 en 2010. En revanche, ça marche un peu moins bien chez les jeunes. Rien d'alarmant mais la baisse des licences (1.166 en 2011 contre 1.255 en 2010) ne laisse personne indifférent. A commencer par Bruno Le Breton: «Oui, il y a une petite défection chez les jeunes mais on voit aussi l'arrivée de très jeunes, des benjamins. Cela dit, il faut qu'on travaille encore sur ce sujet-là». Quant au nouveau schéma sportif mis en place cette année par la Ligue de Bretagne, il lui manque, selon le président du CDV29, une passerelle. Celle qui permettait, par exemple, à un bon régatier de D2 d'être invité à la feu Coupe de Bretagne, voire de se qualifier ensuite pour les championnats de France. «La Coupe D1 n'existe plus, les passerelles non plus. C'est un peu dommage». Et le président du CDV 29 d'enfoncer le clou: «Je préfère qu'un jeune soit champion du Finistère plutôt que de le voir dans le ventre mou d'un classement régional. Nous avons la chance d'avoir assez de coureurs pour maintenir des championnats départementaux (ex-D2)». Ce qui n'est pas le cas d'autres comités départementaux qui, faute de coureurs, peuvent évoluer uniquement les championnats de bassin (ex-D3) et en Voile Performance (ex-D1).
L'exemple de Marie Riou
Le comité départemental 29, ce sont aussi des clubs phares comme les Crocodiles de l'Elorn, premier club français en planche à voile depuis des années. Et également l'Usam Voile, premier club de France en Laser. Marie Riou, pur produit de la filière finistérienne, a commencé l'Optimist à l'Usam, club où elle est toujours licenciée. Enfin, en Finistère comme ailleurs, les élus du mouvement nautique constatent la même tendance: les pratiquants recherchent de plus en plus la voile dite «loisir» et tournent le dos à la pratique de compétition. «C'est à nous de leur proposer autre chose, de les faire venir, par exemple, le dimanche sur des régates de clubs». Une belle idée qui ne demande qu'à être testée...
20 mai 2012 à 17h35