7 mai 2009
Pour la troisième fois, Douarnenez accueille le championnat d'Europe de kitesurf (du 7 au 10 mai). Fabienne d'Ortoli a endossé sa combinaison double peau : celle d'organisatrice et de compétitrice...
Vous voilà redevenue rideuse l'espace d'un week-end : pourquoi y retournez-vous ?
«Mais je suis toujours restée du côté des rideurs. L'an passé, je me suis investie dans l'organisation et j'y suis encore un peu plus cette année. Comme j'ai gagné l'épreuve en 2008, il est logique que je sois encore là cette année. C'est surtout une course que je ne veux pas rater car c'est l'une des plus belles épreuves en kite. Là, nous sommes 100 engagés, dont des étrangers et une bonne dizaine de filles. C'est énorme, donc à ne pas manquer».
Comment le Grand Prix Petit Navire en est-il arrivé à organiser une épreuve européenne de kite ?
«Cela s'est fait progressivement: en 2002, l'équipe du Grand Prix a eu l'idée de mettre quelques rideurs sur l'eau. On était cinq dont Bruno Sroka, Cédric Le Bourgocq, Manu Bertin et moi, ceux qui naviguaient dans le coin. Au fil des ans, ça a pris toujours plus d'ampleur, on est passé de 10 à 20, puis 30, 50 et 100 coureurs depuis deux ans».
Cette année, l'épreuve, qui a obtenu le label IKA, compte également pour le classement mondial : concrètement, qu'est-ce que ça change sur l'eau ?
«Le but est toujours de faire des courses, de passer des bouées. Au fil des ans, la discipline a évolué et le matériel avec. On a appris à remonter au vent, à naviguer dans du vent faible mais, au final, c'est la même discipline. Là, on est dans une phase de reconnaissance avec l'Isaf, donc cela signifie qu'il faut qu'on intègre quelques règles de course, comme la pavillonnerie, les réclamations, etc. La nouveauté, c'est le départ qui se fait face au vent. Ces nouvelles règles ont déjà été testées sur le circuit mondial mais jamais en France. A Douarnenez, ce sera donc une première».
Pouvez-vous nous éclairer sur les forces en présence ?
«Il y a, bien sûr, Alex Caizergues, l'homme le plus rapide au monde à la voile (ndlr : 50,57 noeuds sur 500 m le 4 octobre 2008 en Namibie) mais aussi Charles Deleau, champion du monde 2008, Bruno Sroka, Silvain Hoceini (multiple champion de France) ainsi que plusieurs étrangers, notamment des Hollandais, qui brillent sur le circuit mondial. Chez les filles, il y a surtout Steph Bridge, championne du monde 2008. Bref, il y a du beau monde».
Où se dérouleront les épreuves ?
«Si le vent est au rendez-vous, on lance les épreuves à partir de 14 h. En fonction de l'orientation du vent, nous avons la possibilité de naviguer sur trois spots: les Sables Blancs à Tréboul, Kervel ou Pentrez. Si on a du vent d'ouest-nord-ouest, on reste à Tréboul. Si c'est sud-sud-ouest, on va à Kervel et si c'est tendance est-sud-est, on va à Pentrez».
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