Tour du Finistère samedi, Tro Bro Leon dimanche Les Finistériens dans leur jardin
Ils attendent ça depuis l'ouverture de la saison.
Eric Berthou, Jean-Marc Bideau, Benoît Poilvet, Florian Guillou et Perrig Quéméneur,
les cinq coureurs professionnels du Finistère, évolueront tous à domicile le week-end prochain.
BERTHOU : ENTRE LES DEUX... Tour du Finistère samedi, Tro Bro Leon dimanche : Eric Berthou, qui n'a plus couru dans son département depuis trois ans, enchaînera les deux épreuves. « Les occasions de venir dans la région sont rares, autant en profiter », glisse-t-il. Le Brestois du Crédit Agricole a déjà participé à deux reprises aux « classiques » finistériennes (sous les couleurs de Barloworld et RAGT) et n'arrive pas à les départager. Entre les deux, son coeur balance. « Le Tour du Finistère et son parcours vallonné me convient sans doute mieux mais le Tro Bro passe tout près de la maison des parents alors... Et puis, c'est une course qui change carrément de l'ordinaire », ajoute-t-il.
BIDEAU ET LES BOSSES. Jean-Marc Bideau, qui fera ses grands débuts dans le Finistère en qualité de coureur professionnel, variera également les plaisirs ce week-end. Avec fatalement un faible pour la course du samedi. « Le Tour du Finistère, c'est chez moi. Je connais les bosses des Monts d'Arrée par coeur », confie le jeune homme de Saint-Thurien (près de Quimperlé) qui rêve en secret de monter dans le bon wagon et de terminer dans les dix premiers à Quimper. « Le Tro Bro Leon ? Si je me rate samedi, il s'agira d'une bonne session de rattrapage même si je manque de repère sur ce type de course... »
GUILLOU ET SES ROUTES D'ENTRAÎNEMENT. Comme Jean-Marc Bideau, Florian Guillou s'apprête à effectuer ses débuts dans le département en tant que professionnel. Et comme son compère de Roubaix - Lille Métropole, le Concarnois de naissance a d'abord cerclé de rouge le Tour du Finistère. « Il emprunte mes routes d'entraînement comme la fameuse bosse de Saint-Herbot. Et puis, Quimper, c'est à une petite demi-heure de la maison (il réside à Gourin, dans le Morbihan). Le Tro Bro ? Je ne sais pas trop. J'ai un peu peur de manquer d'agilité. »
POILVET ET LE CIRCUIT DE QUIMPER. Finistérien depuis 2002 - il est originaire de Saint-Brieuc -, Benoît Poilvet disputera aussi les deux épreuves de son département d'adoption. Avec là encore, une attirance pour celle qui ne comporte pas de ribinoù. « Les sentiers, ce n'est pas trop mon truc. Je ne suis pas vraiment à l'aise dès qu'il s'agit de frotter... », reconnaît-il. Le toboggan du Tour du Finistère, en revanche, lui va comme un gant. « Ça monte et ça descend tout le temps, j'aime bien ça. Le circuit final à Quimper avec son mur me plaît aussi beaucoup », ajoute le pro de Plouigneau (près de Morlaix).
QUÉMÉNEUR SE SOUVIENT. Perrig Quéméneur sera le seul du club des cinq à mettre tous ses oeufs dans le même panier. Celui du Tro Bro Leon, en l'occurrence. « Quand j'étais cadet au VS Lesnevien, la veille de la course, on allait faire les cons sur les ribinoù avec les potes du club. On pensait aux "grands", ça nous faisait rêver », se souvient le coureur de Plouescat, exilé en Vendée depuis sept ans. Néo-professionnel chez Bouygues Télécom, Perrig se languit de retrouver le terrain de jeu de son enfance. « Courir dans le Finistère, c'est le bonheur. Si je peux flinguer dans le final... »