Pro B. Boulazac - Brest : 68-65 Brest passe à côté de l'exploit
L'Etendard a mené au score pendant la majeure partie de la rencontre avant de se faire dépasser sur le fil par Boulazac à cause de la fatigue accumulée.
Brest a sans aucun doute laissé filer un match qui devait logiquement tomber dans son escarcelle, hier soir, à Boulazac (68-65). Privé de trois pièces majeures (Taylor, Simmons et Cel), l'Etendard se déplaçait pourtant sans grande illusion à Boulazac même si les formations suivent toutes deux des séries négatives. Après deux revers consécutifs face à Saint-Quentin et Besançon, Boulazac prenait le match par le bon bout. Mené 7-0, Brest retrouvait le chemin du port et ses esprits grâce à son guide, Armand Charles. L'ailier breton marquait, à lui tout seul, les sept premiers points de son équipe, la remettant du même coup à flot (9-7).
La promotion de Wampfler au poste 4 perturbait des Finistériens qui retrouvaient leur verve. Christopher Cologer donnait l'avantage pour la première fois à l'Etendard. Un avantage accentué dans la foulée par des lancers de Vérove (16-19, 10 e ). Brest poursuivait son embellie lors d'un second quart-temps totalement à son avantage pendant sept minutes. Charles dégainait au-delà de la ligne des 6,25 m, Cologer se faisait un plaisir de dunker et Sherman Gay assurait la récolte sous le cercle avec six points consécutifs. Brest s'envolait au tableau d'affichage (23-32, 17 e ). Les Bretons semblaient bien partis pour rendre la monnaie de sa pièce à un BBD qui lui avait fait perdre son statut de leader à l'aller ! Seulement, les Périgourdins, qui cherchaient uniquement leur salut par leur adresse extérieure, allaient revenir dans la partie en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire.
Un match très brouillon
En trois minutes, Forbes et Romain signaient un terrible 11-0. Le jeune meneur tricolore du BBD égalisait à 32-32. Richmond donnait même deux unités d'avance à Boulazac à la pause (34-32). Dans ce match très brouillon et avec énormément de déchets, quelle serait la réaction des hommes de Noam Rudman après ce sale passage ? Ils rassuraient tout de suite sur leur capacité à rivaliser avec les Boulazacois. Jouant la plupart du temps avec quatre ailiers, Brest mettait en place ses combinaisons : Cologer, Gay, Akono et Lindqvist (à trois points) offraient un petit matelas à l'Etendard (41-47, 25 e ). Les Bretons avaient toutefois le tort de ne pas enfoncer le clou alors que Boulazac manquait régulièrement le point de mire. A l'orée du dernier quart-temps, les Finistériens n'avaient plus que deux unités d'avance, faute d'avoir marqué plus de deux points en cinq minutes ! L'expérimenté Vérove, puis le Suédois Lindqvist remettaient du carburant dans le moteur avec deux tirs primés (49-55, 31 e ), mais la machine avait aussi quelques ratés, ce qui permettait à Forbes de ramener le BBD sur les talons des Bretons, puis à Richmond de les dépasser (62-61, 37 e ). Et avec un extra-terrestre comme Wampfler, omniprésent sur le parquet, puis une faute antisportive d'Akono, les affaires brestoises ne s'arrangeaient pas... Mené 68-63 à 1'28 de la fin, Brest échouait à trois unités après avoir mené les deux-tiers de la partie.