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Mondial 2010 (qualifications). Autriche - France, demain La pression, quelle pression ?
Joueurs et sélectionneur ont dédramatisé toute idée de pression supplémentaire avant le premier match de qualifications au Mondial 2010, demain en Autriche. La question du sélectionneur est pourtant toujours là. Le Conseil fédéral, lors du maintien de Raymond Domenech après l ' élimination prématurée de l ' Euro, a prévenu qu ' un bilan serait tiré mi-octobre. Domenech, lui, répète qu ' il ne sent pas plus le tranchant du glaive aujourd ' hui que par le passé. « Je n ' ai pas eu le sentiment que la pression était moindre que les années précédentes. Je ne vois pas les choses différemment. Après le Mondial en 2006, on a eu (Il coupe)... J ' ai eu un moment d ' accalmie. Mais j ' ai toujours vécu en arrivant sur le terrain en me disant : " Ça peut être le dernier match " . En 2004, à mon arrivée, ce n ' est pas sûr qu ' il y ait eu moins de pression. »
Govou : « On ne se pose pas de questions »
Détendu devant la presse, Domenech a d ' ailleurs aligné les bons mots. A une question sur l ' équipe de France qui devait séduire, il a ainsi lancé dans une boutade : « Séduire les journalistes ? J ' en ai une (journaliste, sa compagne Estelle Denis), ça a marché ». Les joueurs ne semblent pas non plus ressentir une plus grande menace sur la tête de leur entraîneur national. « Je n ' avais pas entendu cela, a ainsi assuré Sidney Govou. On ne se pose pas de questions, on est là pour préparer deux matchs et nous qualifier pour la Coupe du monde. Ce qui est sûr, c ' est que l ' on ne nous en a pas parlé, et qu ' entre nous on n ' en a pas parlé non plus. » Même sentiment chez Samir Nasri : « On ne le ressent pas (la pression en général) du tout à l ' intérieur. Le groupe vit bien. C ' est toujours pareil, quand les résultats ne marchent pas, c ' est toujours le sélectionneur qui trinque. Mais on a tous le même objectif : aller à la Coupe du monde. »
Sagna : « Pas un rachat »
Pourtant, la plupart des internationaux français en activité se sont prononcés après l ' élimination pour le maintien du coach des Bleus. « On n ' était pas obligé de le faire, mais si certains l ' ont fait, c ' est parce que la question a été posée et que l ' on a voulu être honnête, indique Govou. Ce n ' était pas le seul responsable de l ' échec de l ' Euro. C ' était partagé. Dans l ' échec, il faut assumer. Mais on n ' a pas plus de responsabilités aujourd ' hui. » Si la pression ne se fait pas ressentir, de nouvelles orientations ont pourtant été définies autour de l ' équipe de France. « On a des consignes différentes, d ' être plus proche des supporters, d ' être ouvert vers l ' extérieur. Mais c ' est un peu tôt pour savoir si cela aura des répercussions » , relate Govou, à propos de l ' image projetée par les Bleus. Bacary Sagna a tout résumé en une ligne : « Tout le monde à envie de donner un peu plus. Ce n ' est pas un rachat, mais il faut redorer le blason » .


Sources
Le Télégramme
05/09/2008
Rubrique: La Une
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