Ligue 1. Rennes - Paris SG : 1-0 Rennes confirme ses ambitions
Un seul but a suffi au Stade Rennais pour remporter le choc au sommet face au PSG (1-0), hier soir. Une victoire confirmant les ambitions d'une équipe qui monte sur le podium pour la première fois de la saison.
Ce matin, le nouveau dauphin de l'Olympique Lyonnais s'appelle le Stade Rennais ! Nice au repos forcé, Marseille tenu en échec à Toulouse, une voie royale s'ouvrait à lui au coup d'envoi puisqu'il était assuré de monter sur la deuxième marche du podium en cas de victoire.
Pourtant, après un quart d'heure de jeu, ce scénario excitant avait du plomb dans l'aile tant les Rennais semblaient tétanisés par l'enjeu. Peur du prime-time ? Peur du grand saut ? Impressionnés par la présence de la star barcelonaise Samuel Eto'o, en tribune présidentielle ? En tout cas, Hansson et ses coéquipiers semblaient refuser le jeu face à une équipe parisienne qui avait, comme prévu, récupéré six titulaires par rapport au match de Coupe UEFA contre Santander.
L'exploit de Cheyrou
Beaucoup mieux rentrés dans la rencontre, les joueurs de Paul Le Guen n'avaient pourtant pas donné de véritables sueurs froides à Nicolas Douchez.
Seul un éclair semblait de nature à débrider un début de rencontre plutôt terne. Il faillit venir de l'élégant Pagis, spécialiste des coups d'éclat, mais sa frappe pure était déviée du bout des gants par Landreau alors qu'elle prenait le chemin de la lucarne (25 e ). Peu à peu, le Stade Rennais menait aux points mais perdait en route M'Bia, blessé (30 e ). L'un des tournants du match puisque c'est son remplaçant, Bruno Cheyrou, qui allait faire se lever le stade. Treize minutes après son entrée en jeu, l'ancien Lillois se fendait d'une frappe des 30 mètres qui laissait Landreau sans réaction (45 e ). On venait d'entrer dans le temps additionnel...
Douchez héroïque
Un véritable coup de poignard et l'obligation pour les Parisiens de lâcher enfin les chevaux, avec l'entrée en jeu rapide de Kezman (55e). Le show Douchez commençait alors puisque le gardien rennais repoussait tour à tour des tentatives de Rothen (53 e ), Kezman (66 e ) et Armand (67 e ). Ce choc au sommet tenait enfin ses promesses. La poussée parisienne était infernale mais les Rennais tenaient bon et auraient même pu tuer la rencontre sur une tête de Leroy superbement repoussée par Landreau (62 e ).
Paul Le Guen jouait son va-tout en lançant Luyindula puis Pancrate mais la défense bretonne était héroïque, Douchez chipant in extremis le ballon à Hoarau, seul face à lui (81 e ). La dernière frayeur pour des Rennais qui ne peuvent désormais plus se cacher. Et si c'était leur saison ?