Ligue 1. Rennes - Monaco : 2-1 Rennes ne manque pas l'occasion
Rennes n'a pas laissé passer l'occasion de grimper jusqu'à la troisième place du classement en battant Monaco. Dominateurs jusqu'au dernier quart d'heure, les hommes de Guy Lacombe ont marqué et séduit.
Les Rennais ont démarré plutôt vivement leur opposition face aux Azuréens, se créant d'emblée une occasion par Kembo, dont le tir fut repoussé par Roma (3 e ), et surtout par Briand qui, sous le regard « envieux » d'un Paul Le Guen présent en tribune, s'engouffrait dans l'axe avant d'être « touché » par le gardien monégasque en pleine surface. Si la faute semblait évidente, M. Thual ne broncha pas (6 e ).
« C'est une attaque du centre de formation que j'ai alignée ce soir et on a tout de suite vu qu'ils s'entendaient bien et qu'ils avaient envie de se faire plaisir l'un pour l'autre », déclarait après coup Guy Lacombe.
Aux meilleurs moments
« Ils » ? Kembo-Ekoko, Sow et Briand, bien sûr, même s'il qualifie le dernier de grand frère pour les deux autres.
Effectivement, la jeune attaque rennaise bougea beaucoup une défense visiteuse loin d'être sereine. Roma sauva un beau une-deux Fanni-Lemoine-Fanni (31 e ) avant que les Bretons n'assènent un premier coup sur la tête de Monégasques dépassés par la vitesse de jeu : une longue balle de Lemoine déviée par Briand pour Sow, qui s'y reprenait à deux fois pour tromper Roma d'une balle lobée (43 e ).
Cette ouverture du score méritée tombait au meilleur moment. Et comme Briand eut la bonne idée de reprendre la seconde période en marquant à son tour, suite à une relance complètement ratée du jeune défenseur Nkoulou (19 ans), la rencontre parut définitivement tuée (53 e ).
A 2-0, les Rennais ajoutaient un cafouillage monstrueux aux six mètres où, l'un après l'autre, Leroy, Briand, Sow et Kembo touchèrent la balle sans réaliser le break définitif (55 e ).
La grosse faute
de Mangane
Car après cette action collective incroyablement gâchée, la donne changea. Mangane, jusque-là irréprochable sur toutes ses balles, bouscula Park, pourtant dos au but, en pleine surface. Cette fois, M. Thual n'hésita pas à siffler l'indiscutable faute du Rennais et Cufre ramena l'espoir en fin de match en trompant Douchez (72 e ).
2-1 et une révolte monégasque à venir ? « Mon équipe a vraiment eu envie de chercher le nul mais, derrière, Rennes est aussi très fort et on n'a jamais réussi à déstabiliser cette défense » reconnaissait Ricardo.
Au final, si l'on excepte le « cadeau » offert par Mangane, les joueurs du Rocher n'auront réalisé qu'une seule véritable action construite, juste après l'heure de jeu : un centre de Leko pour la tête de Park au ras du cadre. Trop maigre pour inquiéter des Rennais qui ont signé leur douzième match consécutif sans défaite (six nuls, six victoires) et décroché un haut de tableau très prometteur avant le difficile déplacement à Bordeaux.