Ligue 1. Bordeaux - Nantes (2-0) Jour de crise à la Jonelière
Au lendemain de la défaite à Bordeaux, le sort du duo Der Zakarian-Gentili était sur toutes les lèvres, hier à Nantes. D'autant que le président Kita a rencontré Alain Perrin, entraîneur de Lyon l'an passé, à Paris dans l'après-midi.
Hier, de retour de Bordeaux où ils ont concédé leur deuxième défaite en trois journées (0-2), les Canaris avaient la gueule de bois. Primo, en lisant le classement de la L1, où ils occupent déjà l'une des trois places de relégables avec Lille et Sochaux. Secondo, en apprenant la teneur de la réaction du président Waldemar Kita sur le site officiel du club : « On ne peut pas continuer comme ça sinon on court à la catastrophe. Pour le moment, ça ne prend pas du tout. J'ai donné ma parole, je l'ai respectée, et en face, on me dit que l'on fera tout pour gagner, et ça ne marche pas. Mais c'est moi qui ai fait la plus grande erreur... » Sous-entendu, en reconduisant le duo Der Zakarian-Gentili à l'intersaison.
Perrin confirme un contact
Une véritable bombe après trois journées de championnat que personne n'a vraiment infirmée hier, Pascal Praud quittant Nantes pour Paris en fin de matinée alors que l'on apprenait ensuite la tenue d'un rendez-vous avec Alain Perrin en région parisienne. Un rendez-vous confirmé hier soir par l'ex-entraîneur de Lyon. « Nantes peut être un club intéressant », a indiqué Perrin, qui a posé, selon des proches du dossier, trois conditions à son arrivée à Nantes : elles sont d'ordre financier, assujetties au renfort de l'effectif par deux éléments supplémentaires. Alain Perrin souhaite également les pleins pouvoirs sportifs avec l'étiquette de manageur général, ce qui implique de la part du président Kita de prendre un peu de hauteur.
Larièpe :
« C'est embarrassant »
En attendant, à la Jonelière, à cinq jours de la réception critique du Mans, les joueurs ont effectué leur décrassage comme si de rien n'était, en défendant leur coach actuel. « On a une part de responsabilité. Quand une équipe ne tourne pas bien, les joueurs sont les premiers fautifs », déclarait Guillaume Moullec. « On fait trop d'erreurs individuelles, on doit y remédier si on veut survivre en L1 », ajoutait Ricardo Faty, qui réitérait son message de soutien de la veille au soir : « On est tous derrière Michel Der Zakarian, tant qu'il est là. Maintenant, on est tous dans le flou. On espère qu'une décision va être prise rapidement. Apparemment, il aura peut-être un peu de répit... »
Un flou artistique que n'a pas démenti Christian Larièpe, directeur technique : « Il faut prendre la situation au sérieux. C'est un début de saison embarrassant et ce n'est pas qu'un problème de résultat. Il y a aussi la manière et d'autre chose...
Mais, pour l'instant, Michel Der Zakarian est l'entraîneur du FC Nantes. » A 13 h, hier, ce dernier était encore à la Jonelière, alternant sourires de façade et longues discussions au téléphone.