16 février 2008
Brest est revenu de Libourne avec le point qui lui tenait à coeur. Mais avec une petite pointe de réalisme juste après la pause, c'est la victoire qu'il aurait pu décrocher.
Billy, Jeannel, Sitruk, Bouard et Viale étaient donc les cinq nouveaux titulaires alignés par Pascal Janin au détriment des Gauvin, De Carvalho, Guégan, Collet et Socrier, alors que Bourgis se retrouvait sur le banc des remplaçants.
L'ampleur de ces remaniements soulignait la nécessité pour les Brestois de renouer le fil des résultats positifs, après la maigre récolte d'un point sur les quinze derniers mis en jeu.
Une mi-temps pour rien
À la pause, Brest était toujours nanti du point accordé au départ. Ce qui n'avait rien d'injuste. Car sa bonne circulation de balle du départ s'était avérée trop latérale, puis trop approximative dans le troisième quart d'heure pour inquiéter réellement Pionnier. Celui-ci fut mis un peu sur le gril sur une tentative de... cinquante mètres de Ferradj, alors qu'il avait déserté son but (16') et sur un coup de tête pas assez appuyé de Viale sur un recentrage de Sitruk (32').
Une main (involontaire) de Brillault sur un corner de Masson fit aussi passer un gros frisson dans le stade (25').
Brest rate le coche
Sur un terrain truffé de faux-rebonds et où les joueurs avaient du mal à garder de bons appuis, Libourne ne sortit de sa torpeur que sur deux tentatives rapprochées de Kébé (26', 37') et sur un coup franc de Keserü dévié par Bocaly (35').
Mais, à chaque fois, Elana veillait bien au grain sur ces ballons dangereux. Lors du premier acte, le spectacle n'avait pas été emballant et tout le monde restait donc sur sa faim. Dans les vingt minutes qui suivirent la reprise, Brest, enfin plus entreprenant, eut au moins quatre occasions de prendre l'avantage. Mais elles avortèrent toutes : contrôle raté de Poyet sur centre de Billy (48'), volée de Viale dégagée sur la ligne par Astier (49'), coup franc de Masson bien dévié de la tête par Poyet mais Pionnier veillait (59'), tête mal ajustée de Fabien sur un corner de Masson (64').
Si une seule de ces balles de buts avait fini au fond de ses filets, Libourne, qui se signala durant cette période par un coup de tête de Dennoun, ne s'en serait sans doute pas relevé, tant son jeu était fébrile et précipité. L'efficacité offensive n'étant pas encore au rendez-vous, Pascal Janin joua la carte d'une plus grande fraîcheur défensive en faisant entrer Bourgis.
Mais ce match aurait pu encore basculer dans les dernières minutes sans un sauvetage de Kantari face à Keserü, sans une remise ratée d'Ayité pour Poyet en pleine surface.