FC Nantes. Baup dans le vif du sujet
Entre la découverte de la Jonelière puis de ses nouveaux joueurs, Elie Baup, le nouvel entraîneur du FC Nantes, a pris le temps d'adresser, hier, un message fort : non, le challenge ne lui fait pas peur !
Sa voix était parfois hésitante, mais le message est parfaitement bien passé. Encadré par tout l'état-major du club (le président Kita, ses deux directeurs généraux délégués, Claude Robin et Pascal Praud, et le directeur technique Christian Larièpe), Elie Baup a, hier midi, lors de sa première conférence de presse, donné des gages sur ses capacités à relever le FC Nantes, lanterne rouge de la Ligue 1 après quatre journées. A 53 ans, celui qui reste sur un sauvetage réussi avec Toulouse en mai dernier, s'engage dans un nouveau challenge qui ne sera pas de tout repos. « Mais je ne me sens pas l'âme d'un retraité, j'ai encore besoin d'action, dit-il. Quand l'ouverture avec le FC Nantes s'est présentée, je n'ai pas trop hésité. » Bien que la situation soit difficile - « c'est la première fois en onze saisons que je prends un club en cours de route » -, l'ami de Fabien Barthez, avec qui il vient d'inaugurer une école de gardiens en région toulousaine, n'est pas effrayé par le pari nantais. « L'effectif est intéressant et pas plus ridicule qu'ailleurs. J'ai relevé d'autres challenges que celui-là. » Nommé pour deux ans, Elie Baup ne vient pas avec un adjoint mais avec le seul Jean-Charles Ménard, assistant technique vidéo.
« Pas de passe-droits
ni de privilégiés »
Les joueurs nantais qui ressentaient un manque d'autorité devraient être servis. « Respecter les règles de vie de groupe, ça, je vais m'y attacher, insiste celui qui a officié à Saint-Etienne, Bordeaux et Toulouse. Il n'y aura pas de passe-droits, ni de privilégiés. » Autrement dit, les Bagayoko, Thomas ou autre Poulard peuvent espérer retrouver leur place. Et, avec 35 joueurs à sa disposition, le nouvel entraîneur n'a pas exclu de mettre en place « deux groupes d'entraînement ».
Dans l'après-midi, hier, Elie Baup a dirigé sa première séance sur la pelouse de la Jonelière avec l'envie d'entrer de plain-pied dans son championnat. « Dans un premier temps, je vais bien regarder le terrain pour voir ce que les joueurs ont dans le ventre, lance-t-il. Samedi, j'organiserai une première opposition et puis nous récupérerons les internationaux. Ma préoccupation, c'est déjà le match du PSG (le 14/09). »
Quid d'un joker, alors que la rumeur de l'arrivée du Rennais Sylvain Wiltord fait sourire le président Kita et parler à la Jonelière ? « Ce n'est pas ma priorité pour le moment, assène le septième entraîneur nantais depuis 2001. Aujourd'hui, on n'est pas dans une situation de début de saison où on peut prendre son temps et expérimenter. »