Championnat de Bretagne, dimanche à Ploeuc-sur-Lié (22) Le Corre dans son jardin
Champion de Bretagne élites depuis décembre 2005, Florian Le Corre remettra son titre en jeu pour la troisième fois, dimanche. A Ploeuc-sur-Lié, le Loudéacien de l'équipe Super Sport 35 évoluera à domicile, ou presque.Il a pris la voiture pour aller s'infuser le circuit ploeucois, mardi matin, mais il aurait pu y aller à vélo : une vingtaine de kilomètres tout au plus séparent la localité de Ploeuc-sur-Lié de celle de Loudéac. Et Florian Le Corre en connaît la moindre aspérité. « Je vais généralement en direction de Ploeuc lorsque je pars m'entraîner », confirme celui qui se souvient avoir décroché une manche du Trophée régional sur le tracé voisin. C'était en novembre 2005, l'année de sa première saison hivernale aux côtés des élites. Et un mois plus tard, lors des championnats de Bretagne courus à Argentré-du-Plessis (35), le jeune Costarmoricain avait réussi l'exploit de déboulonner Guillaume Benoist de son piédestal.
Plus fort que jamais
Florian Le Corre, dont l'avènement n'a jamais fait de doute (il compte aussi deux titres de champion de Bretagne chez les juniors et un en espoirs), a fait main basse sur les deux autres maillots gwenn-ha-du (à Locminé en 2006 et à Quimperlé en 2007) disputés depuis. Et il entend compléter sa collection dimanche. On voit d'ailleurs mal qui pourrait l'en empêcher sur le circuit de la Côte aux Halles dans la mesure où le triple champion de Bretagne n'a jamais semblé aussi fort : vainqueur à cinq reprises depuis l'ouverture, il s'est surtout affirmé sur la scène française en prenant les septième et huitième places des deux premières manches du Challenge national (à Montrevel et au Creusot). « J'ai le sentiment d'avoir passé un cap, c'est vrai. C'est difficile à percevoir, mais quand ça "visse" vraiment, je suis beaucoup plus présent qu'avant. Maintenant, je peux répondre », poursuit Florian, qui explique les raisons de sa progression par une saison routière mieux digérée.
« Ça se fera à la pédale... »
« L'an dernier, j'avais eu du mal à mettre en route. J'avais dû attendre fin novembre et la deuxième manche du Challenge national à Quelneuc pour ressentir enfin de bonnes sensations. »
Sa condition physique, son état de forme, Florian Le Corre les entretient cette fois depuis plus de deux mois et compte justement là-dessus pour faire la différence dimanche. « A Ploeuc, une chose est sûre, c'est le plus fort qui va gagner. Maintenant, on n'est jamais à l'abri d'un incident mécanique. Mais je pense que chacun sera à sa place, comme on dit dans le vélo. Ça se fera à la pédale, c'est tellement dur... A certain endroit du circuit, on sera tous minables (à fond) », conclut-il en utilisant le « langage peloton ».