Agence française de lutte contre le dopage Bordry maintient la pression
Pierre Bordry, directeur de l'AFLD (Agence française de lutte contre le dopage), a assuré, hier à Cuneo, que les contrôles resteraient aussi rigoureux jusqu'à la fin du Tour.
Etat des lieux.
PAS DE NOUVEAUX CAS. Pierre Bordry a précisé, hier matin, qu'il était en possession des résultats des contrôles effectués jusqu'au 15 juillet et qu'aucun nouveau cas de dopage n'était venu s'ajouter à ceux de Beltran, Duenas et Ricco.
COUREURS CIBLÉS. Sans révéler le nombre de ciblés, Bordry a reconnu que de nombreux coureurs faisaient l'objet d'un ciblage très précis. « Ce n'est pas le nombre de contrôles qui compte, c'est la manière dont ils sont diligentés, en fonction d'un mélange d'informations. »
SÉRÉNITÉ. Face à la contestation dont la détection de l'EPO 3 e génération pourrait être l'objet, Pierre Bordry affiche une grande sérénité et refuse d'entrer dans ce débat technique. « Je fais confiance à un conseil scientifique de médecins de très haut niveau, la plupart étrangers. »
PARAMÈTRES AMÉLIORÉS. Certaines anomalies décelées chez certains coureurs lors des contrôles effectués à Brest, avant le départ, se sont estompées. « Ça prouve qu'on est très efficace et qu'ils ont compris. »
EPÉE DE DAMOCLÈS. « On veut faire peser une Epée de Damoclès sur tous les coureurs, quels qu'ils soient. Même le dernier a été contrôlé. Pour atteindre notre objectif, à savoir pas de coureurs positifs, il faut qu'ils sachent qu'ils sont tous susceptibles d'être contrôlés.
RICCO AVAIT ESSAYÉ D'ÉCHAPPER AU CONTRÔLE. Pierre Bordry a confirmé que Riccardo Ricco avait bien tenté d'échapper au contrôle à l'issue du contre-la-montre de Cholet. « L'escorte l'a rattrapé, il s'est excusé mais, en contrepartie, on lui a dit qu'il serait contrôlé tous les jours. »
14 CONTRÔLES EN ITALIE. Alors que l'AFLD procède en moyenne à huit contrôles par jour, il y en a eu 14 à l'arrivée à Prato Nevoso. Explication de Bordry : c'est le CONI (Comité Olympique National Italien) qui les a diligentés en toute indépendance.
PROCÉDURE. « Quand je suis avisé d'un contrôle positif, je préviens le coureur et, en fonction de l'accord passé entre ASO et les groupes sportifs, son directeur sportif le retire du Tour. »
SURPRISE. « En annonçant à l'avance la manière dont nous allions procéder, je pensais que les coureurs auraient compris. Visiblement, ce n'était pas le cas pour tout le monde. Ce qui les surprend, c'est qu'on fait ce qu'on a dit. »
PRESSION MAINTENUE. « Je ne souhaite pas qu'il y ait de nouveaux cas de dopage mais, jusqu'à l'arrivée à Paris, les contrôles resteront aussi rigoureux qu'au départ. »
|
 |
Pierre Bordry, le directeur de l'agence française de lutte contre le dopage, a assisté, hier, à l'étape du Tour de France. . Photo PQR/L'Est Républicain
Sources
Le Télégramme
23/07/2008
Rubrique: Football
|
 |