6 octobre 2009
Il y a 18ans, Fabian Bourzat, 29ans, faisait ses premiers pas à la patinoire de Brest. Aujourd'hui, avec sa partenaire, Nathalie Péchalat, il vise une médaille aux J.O. de2010. Samedi, ilspatineront surlaglace duRïnklaStadium.
Vous avez patiné un moment à Brest. Quels souvenirs en gardez-vous?
C'est une période forte pour moi. Elle représente mes années lycée à Kérichen. C'était surtout une belle époque, avant d'attaquer les compétitions. Je suis revenu, il y a trois ans, aux Masters de Brest, pour l'inauguration du Rïnkla Stadium. J'ai encore beaucoup d'amis dans la région.
C'est important d'être amis dans la vie comme sur la glace avec votre partenaire Nathalie Péchalat?
Cela fait neuf ans qu'on patine ensemble. Au début, on ne s'appréciait pas beaucoup. Au final, on a mis chacun de l'eau dans son vin. Aujourd'hui, c'est une affaire qui marche. Il y a des gens qui arrivent à faire sans. Pour nous, c'est un plus, par exemple pour gérer les coups durs. Lorsqu'on danse, il y a cette connexion entre nous. Il faut faire des choix, quand on a une carrière à gérer, pour arriver aux objectifs fixés. Nathalie est devenue ma meilleure amie.
Vous vous entraînez à Moscou. Comment vous acclimatez-vous à cette nouvelle vie?
La qualité d'entraînement estvraiment différente. Aujourd'hui, nous sommes en fin de carrière et c'est ce qui nous correspond le mieux pour progresser et atteindre desobjectifs. Cela fait déjà deuxans que nous sommes enRussie. Néanmoins, on n'a pas coupé les ponts avec la France. Lyon reste notre base.
Pensez-vous avoir des chances de décrocher une médaille aux JO 2010 de Vancouver?
Nous participons pour la deuxième fois aux jeux Olympiques. La première fois, c'était la découverte. Nous étions arrivés 18es. Depuis, quatre ans se sont écoulés. On espère monter sur le podium. Nous sommes arrivés cinquièmes au championnat du monde, cette année. On revient donc confiants. On a choisi un programme sur le thème du temps, raccroché à un conte àla Tim Burton.
Un mot de conclusion?
Pour moi, le gala de Brest est important. Au-delà du programme et des progrès, on revient avant tout pour les gens qui ont compté. Je suis content devenir.
