10 mai 2012 - 1 réactions
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"C'est ma femme qui, en faisant des courses, a vu une brochure pour l'opération "Inspire a generation" ; il s'agissait de recruter des volontaires pour porter la flamme olympique, lors de son périple en Grande-Bretagne, pendant les 70 jours précédant les jeux... Elle a pensé que je pouvais être un bon exemple pour la promotion de la pratique du sport, ce qui était le critère demandé. Elle a envoyé une demande de candidature, racontant ma petite histoire...".
Erwan Puel sera finalement retenu parmi les 8.000 porteurs de la fameuse torche. "Je suis content, confie le Breton, car 100.000 personnes avaient tout de même déposé leur candidature ! La récompense d'une carrière d'athlète ? "Oh que non! Jusqu'à 36 ans, je n'ai jamais pratiqué de sport. Et, ces dernières années, avec le métier que je fais, c'était impossible".
Chef cuisinier louant ses services pour des événements familiaux ou des soirées entre amis, mais aussi sous-traitant pour deux ou trois traiteurs, Erwan dispose, de fait, de peu d'instants de loisirs. "Je mangeais à n'importe quelle heure. Je fumais beaucoup... Je prenais du poids et je me rendais compte, les années passant, que cette façon de vivre n'était pas saine. À 36 ans, j'ai décidé de reprendre les choses en main et je me suis lancé le défi de courir un marathon".
"J'étais mort"
L'exemple de son père, 25 ans plus âgé mais en "super-condition physique", le galvanise: "Je me suis donné un an pour me préparer. Au début, quand je courais cinq ou dix minutes, j'étais mort. Puis, petit à petit, le rythme est venu et je me suis senti prêt". Erwan Puel va ainsi courir son marathon. Il y prend goût, au point d'en faire quatre puis cinq. Mais, rapidement, il commence à s'ennuyer: "Alors, je me suis préparé pour les 100 km de Millau que j'ai courus en septembre dernier. Une sacrée expérience, c'était une autre dimension", confie un Erwan totalement transformé, rayonnant d'énergie.
C'est donc très affûté que le cuisinier assurera son relais, le 6 juillet: "300 mètres, c'est une petite distance mais porter la flamme olympique, c'est extraordinaire, un puissant symbole", estime Erwan Puel. Le symbole du sport en tant que mode d'épanouissement mais aussi un symbole de paix et de tolérance.
"Pied de nez aux guerres"
Possédant la double nationalité, le Breton portera, en effet, la flamme en tant que sujet de sa Gracieuse majesté: "C'était mon souhait car c'est à Londres que je vis désormais, depuis dix ans, avec mon épouse Swandar. Nous nous sommes connus à New York et comme elle n'avait pas envie de venir vivre en France et moi, pas en Israël, son pays, nous avons choisi un terrain neutre... Ceci étant dit, le 6 juillet, dans ma tête, je porterai aussi les couleurs de la Bretagne, qui tient toujours une grande place dans mon coeur et la France... En même temps, c'est une sorte de pied de nez à toutes les guerres que la France et l'Angleterre ont pu se faire dans le passé".
11 septembre 2012 à 13h57

10 septembre 2012 à 17h25
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4 septembre 2012 à 08h35 - 1 réaction(s)
3 septembre 2012 à 20h10