28 juillet 2009
Hugues Duboscq et Aurore Mongel, qui a battu le record de France du 100m papillon tout en échouant au pied du podium, ont été les seules satisfactions françaises, hier lors des Championnats du monde à Rome.
La France compte désormais deux médailles après le bronze décevant glané la veille sur le relais 4x100m nage libre messieurs. Duboscq s'est offert sa première médaille d'argent lors d'un grand rendez-vous. Parti du couloir extérieur N.1, il a fait un retour de feu jusqu'aux derniers dix mètres où il a craqué. Mais il a battu le record d'Europe (58''64) et est même passé sous le record du monde, également battu par le vainqueur de la course, l'Australien Brenton Rickard. «Mon arrivée a été un peu limite. J'ai perdu pas mal de temps là-dessus, peut-être que le titre y passe. Mais je suis content d'être sur le podium après une année difficile. J'étais un peu dans l'inconnu, aussi cette médaille je la prends comme elle vient», a déclaré le triple médaillé olympique.
Mongel heureuse au pied du podium
A 27 ans, le Havrais a enfin été la star des Français. Ses trois médailles de bronze individuelles olympiques - fait unique dans l'histoire de la natation française- n'ont pas été mises en valeur car il les a glanées le même jour que l'or de Laure Manaudou en 2004 et d'Alain Bernard en 2008.
Aurore Mongel, championne d'Europe du 200m papillon, a échoué au pied du podium sur 100m papillon, avec un record de France tout de même à la clé. «Je me retrouve 4e à quelques centièmes, c'est que du bonheur. Mon objectif, c'est vraiment le 200m papillon. Rivaliser avec les meilleures sur 100m, ça me fait vraiment du bien», a-t-elle expliqué. Camille Muffat a été moins à la fête: elle a terminé 8e et dernière sur 200m 4 nages (2'10''85), se faisant chiper son record d'Europe (2'09''37) établi en avril. Muffat, 19 ans, en a terminé avec les courses individuelles dans la compétition. Jeremy Stravius a été éliminé en demi-finales du 100m dos et Esther Baron n'a pas passé le cap des séries sur 100m dos. Le dossiste Benjamin Stasiulis a échoué également en séries du 100m, mais tentera à nouveau sa chance sur 50m et 200m dos. Idem pour Alexianne Castel, éliminée sur 100m dos mais à qui il reste le 200m dos.
«Si ça marche à Rome, c'est que j'ai un petit peu de chance parce que c'est le boulot qui me manque pour être prêt au rendez-vous», avait-il déclaré avant de venir en Italie. Un an après avoir décroché ses deux médailles de bronze aux Jeux olympiques à Pékin (100m et 200m brasse), qui ont fait de lui le nageur français le plus médaillé aux JO, Duboscq a savouré sa deuxième place à Rome, record d'Europe à la clé. «Je suis très content d'être sur le podium après une année difficile. C'est ma première médaille d'argent au niveau planétaire. En plus, j'étais plutôt habitué au bronze, ça fait du bien de monter une marche», expliquait-il après la course. De retour de Chine, il a choisi de passer moins de temps dans les bassins pour préparer un diplôme sportif (Beesan), une corde de plus à son arc, mais il n'avait pas imaginé que mener tout ça de front serait si difficile. «Cette année, c'est un truc de dingue. Je me suis pris pour un surhomme», avoue-t-il, avec le sourire, et sans regret.Malgré tout, Duboscq a pris une claque aux Championnats de France à Montpellier. Et pas seulement à cause du manque d'entraînement mais en raison aussi des combinaisons. Un sujet qu'il a évacué en se retranchant derrière la fidélité à son sponsor (Adidas), qui ne possédait pas encore un modèle magique en tout polyuréthane. «Les ??combis??, j'évite d'en parler. Après on en rêve et c'est chiant!», avait-il reconnu avant d'essayer pour la première fois de sa vie, il y a quelques semaines, l'Hydrofoil d'Adidas, 100% polyuréthane. «On se pose des questions par rapport aux ??combis??. Il y a des nageurs qui font des bonds énormes, ça m'inquiète. Mais on sait que ça se termine au 1erjanvier. ??a devrait remettre la hiérarchie dans l'ordre», relativise-t-il. Car Duboscq n'aime pas se prendre la tête trop longtemps. Sa philosophie de vie? «Je ne lutte pas contre les éléments. Quand on est dans la vague en train de faire la machine à laver, ça ne sert à rien. Faut pas s'affoler. Dès que ça se calme, on se réveille et on ressort». «La natation, c'est une grosse partie de ma vie mais je sais que ça va s'arrêter. Ca reste du sport. A l'arrivée, on est fatigué! Le sport c'est beau, mais c'est inutile hormis les émotions??, lance celui qui embrassera la carrière de gendarme après les Jeux de Londres. Mais avant Duboscq tentera de vivre de nouvelles émotions à Rome sur 200m brasse, une distance qu'il a enfin maîtrisée, après des années d'attente, lors des JO 2008 en s'emparant de la médaille de bronze.
Natation. Les jeunes Paimpolaises brillent aux interclubs
Interclubs à Redon et Lamballe Les filles de Guingamp sur le podium régional
Interclubs régionaux à Redon Rennes et Brest dominateurs
Interclubs départementaux 4 sur 4 pour le CN Brest