27 avril 2009
À l'Association subaquatique, plus rien ne coule de source. Un conflit oppose bon nombre d'adhérents auprésident Jean-Paul LeGoffic.
En 2005, Jean-Paul Le Goffic reprenait les rênes d'un club subaquatique qui prenait l'eau, donnant de ses deniers personnels pour remettre l'association à flots. 65.000 € étaient en jeu à l'époque et il s'était porté caution. Forte de 58 adhérents qui peuvent pratiquer la plongée sous-marine tous niveaux et la nage avec palmes, la structure vit à nouveaux une période de remous. En litige, un conflit larvé entre le président et des adhérents et membres du conseil d'administration (CA). Hier après-midi, lors de l'assemblée générale, le ton n'était pas franchement cordial.
«Il ne délègue pas»
«C'est une réunion un peu particulière car elle a été convoquée par quelques membres du CA sans accord avec le président», soulignait Patrick Deby, vice-président. «Depuis septembre2007, il n'y a pas eu de réunion, pas d'assemblée, pas de présentation des comptes. Tous les postes sont remis car nous voulons remettre les choses à plat. Le président garde tout pour lui, dirige tout, ne délègue rien». «Certains membres du CA veulent prendre la main de façon éhontée», clament le président et son trésorier adjoint, Daniel Bothorel. Ce dernier rappelle aussi que ce qu'a fait Jean-Paul Le Goffic en 2005, «personne ne l'aurait fait». «C'est vrai que je dirige et que ça ne plaît pas mais je veux bien déléguer, seulement, je ne veux le faire qu'à des personnes dignes de confiance. Je déplore la convocation de l'assemblée générale même si je reconnais tout à fait mes torts. J'admets en effet que j'aurais dû réunir les membres du conseil mais pas mal de paramètres personnels et des absences de la région m'ont empêché de le faire». Comment dans ce climat trouver une solution sereine?
Médiateur externe
Hier, Dominique Mignot, président de la Fédération départementale des sports sous-marins, a servi de médiateur. «Il y a un problème de conformité évident qui pourrait conduire Jeunesse et Sports à ne pas délivrer l'agrément de l'association. Elle ne pourrait donc plus exister. Là, l'assemblée générale a lieu, c'est un bon point; il était temps. La fédération ne se mêle pas des problèmes internes. Gérer des individus et c'est souvent le cas dans le milieu associatif, ce n'est pas toujours simple. Il faut régler les problèmes. Là, un groupe, sûrement un peu usé, a décidé de frapper fort en convoquant la réunion de cette manière mais tout le monde agit pour le bien-être du club».
La descente du 10mai sur la sellette
La descente du Trieux à la nage avec palmes aura-t-elle bien lieu comme prévu le 10mai? Hier, personne ne répondait franchement à la question. «On espère mais...». Affaire à suivre donc.
