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Judo

Le Creps de Dinard et la Bretagne plébiscités

16 août 2009

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Pendant que les féminines cuisent sous le soleil de Boulouris, l'équipe de France masculine a donc pris ses quartiers au Creps de Dinard, lequel ne devrait pas fermer, contrairement à celui d'Houlgate. Information prise auprès de son directeur, Gérard Fangeau. «Et franchement, nous ne pouvons qu'en dire du bien, avance Benoît Campargue, le responsable de l'équipe de France. Ici, il y a un véritable engagement du personnel. Tout le monde est mobilisé, la ville comme la Ligue de Bretagne. C'est une expérience à renouveler...». Gérard Fangeau espère ainsi ouvrir ses portes jusqu'en 2012 à la fédération française de judo.

La course à l'or
Benoît Campargue, qui a repris les rênes de l'équipe en juin, avait besoin de ce havre de paix pour encadrer ce très (trop) long stage. «Oui, trois semaines, cela fait beaucoup, dit-il. Mais c'est excellent pour la dynamique du groupe. J'ai une confiance totale en chaque sélectionné. Tous peuvent gagner. Je dis bien gagner, ils doivent s'habituer à cela. Je ne veux pas entendre dire qu'une cinquième place c'est correct, après coup. Non!».

«Nous reviendrons chez vous»

Benjamin Darbelet, le revanchard, abonde en ce sens. «Pour moi, il n'y a que l'or qui vaut. C'est la seule médaille, la vraie». Aucune nuance non plus dans le discours du jeune Cyril Maret, qui honore sa première cape (moins de 100kg). «Je me suis battu jusqu'en juillet pour décrocher ma sélection, alors je ne vais surtout pas lâcher aujourd'hui. Moi aussi, je vise la médaille...». Il n'a pas dit laquelle!


Tous ne pensent donc qu'à ça. De Dimitri Dragin, ce poids plume adoré de tous, à Alexis Clerget, autre jeune de 22 ans, en passant par Gilles Bonhomme et Nicolas Brisson, ils sont tous aspirés par l'appel de l'or. «C'est un groupe très jeune, admet le sélectionneur. Mais tous peuvent le faire. Avec l'encadrement technique, nous avons fait ce qu'il fallait. Nous allons les lâcher le 26 et après nous verrons bien. Pour ma part, j'assumerai s'il le faut». Pour combien de médailles au bout du compte? «Je ne fais jamais de pronostic, mais ce que je sais déjà, c'est que nous reviendrons chez vous. Je n'avais jamais été plus loin que le Mont-Saint-Michel jusqu'à présent. Erreur! Nous avons survolé la côte avec l'équipe cette semaine. Quelle beauté cette région!».

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