17 mai 2009
Si l'Allemand Florian Fritsch a pris la tête de l'Open de Pléneuf-Val André, hier après la troisième journée, ils sont encore quatre aux nerfs solides à se tenir en deux coups. Tout se jouera aujourd'hui!
Des rafales de vent dans tous les sens, des averses, des greens superbes mais délicats à négocier, des drapeaux judicieusement - vicieusement diront les golfeurs - plantés... Les 74hommes encore en lice, hier à Pléneuf-Val-André, n'ont vraiment pas été gâtés, à l'inverse des nombreux spectateurs présents sur le parcours.
Seulement treize sous le par
Un chiffre pour résumer ce 3etour difficile: ils ne sont que treize à avoir joué sous le par quand une petite quarantaine de golfeurs avait réussi cette performance jeudi. Au départ, hier matin, ils étaient six, devant, à se tenir en deux coups. Ce matin, ils sont encore quatre. Mais exit l'ancien deuxième, le Suédois Steven Jeppsen, «remplacé» par l'un de ses compatriotes, Joel Sjöholm, remonté de la 18eà la 2eplace!
Quesne décroche Guerrier s'accroche
Exit aussi le Français Julien Quesne qui, malgré un putting déficient, a tenu le choc pendant la grande partie de la journée... avant de finir sur trois bogeys. «C'était compliqué. Je me suis accroché mais j'ai manqué de lucidité. Ce n'était pas une mauvaise journée malgré tout», déclarait, avec le sourire, le jeune professionnel. L'autre Français - et l'autre Julien- bien placé, Julien Guerrier, a, lui, tenu le choc jusqu'au bout. Mais ce fut loin d'être facile. «Je suis bien placé, mais ce fut dur. Le parcours, les rafales de vent... Ici, on peut exploser sur deux trous et perdre totalement confiance. Heureusement, j'ai appris à jouer dans le vent. J'aime bien la tempête, les conditions où tout peut arriver, où rien n'est assuré», déclarait, hier soir, le vainqueur du British Open amateurs 2006. Le Rochelais, deuxième, peut rêver du titre... mais ne préfère pas y penser: «Mon objectif, c'est de me détacher du résultat et ne penser qu'à mon jeu. Mais ce n'est pas toujours facile... »
Fritsch au pouvoir
Si Guerrier s'est accroché, Florian Fritsch, passé de -2 à -6, s'est régalé avec, notamment, un superbe eagle au trou n°10, et malgré un bogey au 18. Sa carte (66), la meilleure de cette journée, lui a permis de prendre le pouvoir. Mais l'Allemand devra encore sortir le grand - et le petit- jeu pour le conserver, aujourd'hui, et jusqu'au dernier trou où certains finirent, hier, par perdre des nerfs qu'ils avaient réussi à garder tout au long de la journée. Ce fut le cas, comme la veille, de l'ancien leader et aujourd'hui deuxième, l'Anglais Lee S.James. Pour lui comme pour les autres qui visent au moins un accessit, la guerre des nerfs va continuer. Et elle durera jusqu'au dernier coup.
«Ici, on peut exploser sur deux trous et perdre totalement confiance»
