16 mai 2009
Sur les greens de Pléneuf, les golfeurs ont dû composer avec un sacré vent d'ouest au cours d'une journée de passage du cut agréable à l'oeil. Quatre garçons sont en tête, dont le Français Julien Guerrier, avant les deux derniers jours du tournoi.
Quel spectacle, que d'émotions! Un vent d'ouest, avec des rafales atteignant 40 à 50km/h, a été clairement la clé du passage du cut, hier. Dans ces conditions difficiles, seulement treize joueurs ont réussi à passer sous le par. Julien Guerrier est l'un d'eux (- 1). Lui qui entame sa troisième saison professionnelle a confirmé son beau mercredi (- 4) avec une grande lucidité. L'un des grands espoirs français de la discipline, 23 ans, a accompli des performances qui lui ont permis d'être en tête au terme du deuxième jour en compagnie du Suédois Steven Jeppesen ainsi que des Anglais Lee James et John Parry (- 5).
74 golfeurs continuent!
Ce dernier a apprécié avoir bien joué: «J'espère faire le score le plus bas
possible. Et pourquoi ne pas viser la victoire?»
Si les positions de drapeaux ont été dures, l'Australien Andrew Tampion et le Manceau Julien Quesne sont à l'affût, à un coup de la tête. Le leader de la première journée, le jeune Victor Riu, était quant à lui attendu. Malgré un score de+3 hier, il n'a pas flanché pour rester au contact des premiers avec une carte de 137 (64+73). Il analyse son parcours: «Au départ, j'ai oublié qu'il y avait du vent! Ça m'a coûté un double bogey. J'avais peut-être une petite pression sur les épaules parce que j'étais en tête. Mais, maintenant que je suis derrière, je peux attaquer.» 74 joueurs, dont 18 Français, ont finalement réussi à passer le cut (4 au-dessus du par total comme l'année dernière). Ils auront tous les crocs lors des deux derniers jours du tournoi. Le suspense s'annonce haletant.
Lima dans le coup
Malgré une concurrence féroce, ayant joué avec l'Anglais Philip Golding et l'Ecossais Andrew McArthur, le Franco-Portugais José-Filipe Lima, pour la première fois à Pléneuf, a plutôt bien maîtrisé les pièges du golf costarmoricain. Il y a une raison, et le professionnel de 27 ans l'explique: «J'aime le vent, des conditions de jeu que j'apprécie énormément. Lors de la première journée, j'ai bien joué malgré un triple bogey qui m'a peut-être coûté la pole.» Il poursuit, en faisant référence à son choix de représenter le Portugal en compétition: «Toute ma famille est portugaise, et avec les qualités de parcours qu'il y a dans mon pays, c'est du bonheur. Jouer pour le Portugal a été naturel. Là-bas, j'ai plus de chances de percer. J'ai acquis de l'expérience à travers cinq années sur l'European Tour. Et en ce moment, je suis bien, décontracté. Je reste focalisé sur mon jeu.» Lima, qui a assuré le par hier (- 2 au total), reste dans le coup pour un bon... coup ce week-end. «J'ai été régulier sur le parcours aller, mais je m'en veux car j'étais à - 5 avant de jouer le quatorzième trou grâce à un bel eagle au? 11?qui a été suivi de deux birdies, raconte-t-il. Mais j'ai fait un double bogey qui m'a été fatal. Il faut garder patience.» Les deux derniers tours, aujourd'hui et demain, s'annoncent somptueux. En jeu, la victoire sur cette première étape européenne du Challenge Tour.
