8 octobre 2009
L'ancien attaquant brestois Matthieu Bochu se prépare à jouer un match très important en vue du maintien avec sa formation de Louhans-Cuiseaux, demain à Plabennec. Déçu par le monde pro, le joueur, passé notamment par la Fiorentina, a failli tout plaquer.
- Vous êtes passés par Brest, Istres, la Fiorentina... Comment vous êtes-vous retrouvé à Louhans-Cuiseaux cette année?
«Il y a des personnes que j'estime dans ce club. L'entraîneur des gardiens, Laurent Weber, avec qui j'ai joué à Istres, et Stéphane Crucet, le coach. J'ai fait des sacrifices financiers et familiaux pour venir ici. Malheureusement, la DNCG nous a complètement pourri notre début de saison et nous refuse toujours des contrats fédéraux (1).»
- Comment avez-vous vécu cette situation difficile avec les instances cet été?
«C'était vraiment une souffrance en juin. Cela dit, on doit continuer à vivre avec. Notre équipe vaut beaucoup mieux que son classement. Ces décisions nous pénalisent. On en a pris sept à Rouen, mais comme le dit la phrase bateau, il vaut mieux les prendre en une fois. Tout est contre nous en ce moment. La preuve, le dernier match contre le Paris FC durant lequel on nous refuse trois penaltys évidents.»
- Personnellement, vous n'ambitionnez pas un retour en L2?
«Si c'est possible, évidemment, je ne cracherai pas dessus. Mais là pour le moment, je suis heureux dans ce club. J'y ai retrouvé des valeurs humaines que j'avais perdues depuis le début de ma carrière.»
- C'est-à-dire?
«Après Brest, j'ai pensé arrêter le foot. J'en avais franchement marre de ce milieu. J'ai eu une opportunité à Istres derrière, tant mieux, mais je ne regrette pas le monde pro. Il y a trop de langues de p... ! Le plaisir de jouer était entravé par cette ambiance. Maintenant, je retrouve des relations que je pouvais avoir quand j'étais en centre de formation. Je serais venu même en DH avec ce staff!»
- Vendredi, pour rester en National, vous jouez un match très important contre Plabennec, un concurrent au maintien...
«On ne va pas se mentir: que ce soit contre Plabennec, Amiens ou Rouen, on joue pour prendre des points. On se déplace là-bas pour en ramener.»
- Connaissez-vous le club de Plabennec?
«Franchement, non. Je sais juste que Vincent Richetin a signé là-bas et qu'il devait être qualifié en octobre (suite à des problèmes contractuels, il n'est toujours pas qualifié). C'est un club qui semble avoir les mêmes valeurs que Louhans.»
(1) Cet été, Louhans-Cuiseaux n'a été autorisé qu'à renouveler six contrats fédéraux et à en signer trois nouveaux, laissant ainsi en stand-by les recrutements de Bébé Kambou et Sébastien Heitzmann. A l'heure actuelle, le club bressan déplore toujours une dette s'élevant à près de 600.000 EUR.
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