25 septembre 2009
Papa pour la seconde fois depuis mercredi, Mori Ogunbiyi entame sa deuxième saison à Guingamp. Celle qui doit confirmer son potentiel et l'imposer comme un rouage essentiel de la mécanique rouge et noire.
«En Afrique, on ne donne le prénom qu'au bout de huit jours!» Mori Ogunbiyi n'était pas là mercredi soir quand sa femme lui a donné son second enfant, une petite fille qui fait déjà le bonheur de l'aîné, Reliya. «Elle a accouché au Nigeria», précise timidement le natif d'Ota, l'une des grosses villes du plus peuplé des pays africains (plus de 140millions d'habitants). Même orphelin de sa famille, Mouri Ogunbiyi Ola, plus simplement appelé Mori Ogunbiyi, respire le bien-être. Enfin.
«J'ai dû m'adapter au froid»
«C'est vrai que les premiers mois ici ont été difficiles, avoue le milieu droit. C'était la première fois que je venais en Europe. Il a fallu, notamment, que je m'adapte au froid.» En cette semaine plutôt ensoleillée, le Nigérian espère vite égayer le ciel d'En Avant. Et chasser au plus vite les nuages qui ont parsemé le jeu de son équipe, vendredi dernier à Brest. Auteur d'une rentrée plutôt intéressante lors du derby, celui que Noël Le Graët était allé dénicher à l'Étoile du Sahel, sur les conseils de Bertrand Marchand, devrait être titulaire ce soir. Dans le couloir droit ou bien en soutien de l'attaquant, comme ce fut déjà le cas à Hambourg. «L'année dernière, déjà , j'ai joué à plusieurs postes, un peu comme Richard (Soumah). Ça ne me pose pas de problème. Je suis là pour continuer à travailler», sourit le vainqueur des Ligues des champions africaine 2004 et 2007.
«On s'est dit nos vérités»
À bientôt 27 ans (il les aura le 10octobre), Mori sait que l'heure de la confirmation est venue pour lui et pour l'ensemble de ses camarades. «Le groupe vit bien. Après Brest, tout le monde a dit ses vérités. On est tous conscients d'être passé à côté. Cette saison, Guingamp doit viser le haut de tableau.» Et lui-même doit apporter sa vitesse et sa percussion à un collectif qui en a manqué lors de ces dernières prestations. L'homme s'est adapté à Guingamp et le joueur possède maintenant une solide expérience internationale, acquise avec... la sélection du Bénin. «Pourquoi avoir pris la nationalité béninoise? C'est une longue histoire, sourit-il. Disons que je ne connaissais pas assez de monde à la Fédération pour prétendre jouer avec le Nigeria. C'était également plus compliqué de s'y imposer.» À défaut d'être un «Super Eagles», Mori est donc devenu un «Écureuil», comme le Parisien Stéphane Sessegnon et le Messin Razack Omotoyossi. L'expression dit «agile comme un écureuil». Elle lui convient assez bien.

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