4 août 2009
«L'objectif, c'est le maintien, avec plus d'interrogations et de façon encore plus modeste. Car l'an passé, on connaissait la valeur de l'équipe, les interrogations portaient plus sur l'investissement des joueurs. Cette saison, les interrogations portent sur la valeur de l'équipe.» Sans paraître forcément plus inquiet qu'il ne l'était précédemment, avec un peu plus de détachement peut-être, Christian Gourcuff sait qu'il doit rebâtir une fois de plus. Sans garantie dans la durée, puisqu'il aborde sa dernière année de contrat dans le flou artistique d'un club qui ne sait encore vraiment quelle direction il va prendre, ni de succès puisqu'en raison de possibilités économiques limitées, le club morbihannais doit se résoudre à tenter quelques paris audacieux pour continuer à exister au plus haut niveau. Ewolo, Namouchi et Le Pen partis, Jallet, Ciani et Abriel transférés en attendant le tour de Morel: au-delà de la perte d'indiscutables titulaires, c'est aussi une vie de groupe qu'il faudra reconstituer après trois saisons en Ligue 1 placées sous le signe de la stabilité. De ce point de vue, les arrivées des premiers éléments offrent de réelles garanties d'adaptation, sachant que cet aspect a également été privilégié au moment du recrutement.
Motivation nouvelle
Avec des garçons comme Monterrubio, Mvuemba, Koscielny ou Baca, pour ne citer qu'eux, le FC Lorient sait en ce domaine où il met les pieds. Sans compter que ce renouvellement important et l'apport de jeunes joueurs apportent un certaine fraîcheur. «Il y a une envie, une motivation nouvelle», ressent un entraîneur pour lequel «il ne faut pas demander à des joueurs sans expérience de la Ligue 1 de tirer l'équipe vers le haut et d'être des leaders.» Au sein d'un effectif où la concurrence devrait jouer à plein, où les possibilités d'ouvertures apparaissent nombreuses, il reste désormais à dégager une ossature que le retard pris dans le recrutement empêche pour l'instant d'en dessiner clairement les contours. Trois ou quatre joueurs sont en effet encore susceptibles d'arriver, dont l'Argentin Penalba auquel pourraient être confiées les clés de la distribution du jeu.
Une solide épine dorsale
«On ne vas pas dire que l'équipe est prête. Mais avec une base de huit joueurs déjà présents, il n'y aura pas besoin d'un mois pour se caler», explique un entraîneur relativement conforté par ce qu'il a vu durant les séances d'entraînement et par séquences en amical. Avec Audard, Marchal, Koscielny, Mvuemba, Gameiro et Vahirua : la colonne vertébrale de l'équipe est déjà dessinée et offre quand même de réelles garanties en matière de compétitivité. Cela sera-t-il suffisant pour faire aussi bien que les saisons précédentes ? «On veut toujours faire mieux que la saison précédente, mais une dixième place, cela m'irait très bien», concède un entraîneur «coupable» d'avoir placé la barre des résultats largement au-dessus des moyens financiers du club ses dernières années. Et contraint donc de réaliser encore des petits miracles pour pérenniser la présence du FC Lorient dans le top ten du football français, ce qui, du simple point de vue de la logique économique, représenterait presque une incongruité.