7 avril 2009
A cause d'un laisser-aller récurrent sur les coups de pied arrêtés, le Stade Brestois est toujours dans une fâcheuse posture au classement.
En football, il y a mille façons de prendre un but. Pour Brest, en ce moment, il n'y a qu'une: les coups de pied arrêtés. «J'espère que ce n'est pas le début d'une psychose», disait Baticle dans le bus après la défaite. Le meilleur moyen pour ne pas encaisser de but de la sorte serait déjà de ne pas faire de faute stupide, comme celle de Kantari dimanche, à 30-40 mètres de la cage. Facile à dire, moins facile à faire, surtout à l'extérieur, où les arbitres, sous la pression des publics, sifflent plus facilement le moindre contact. Lors de ses deux dernières défaites à l'extérieur (Metz et Montpellier), Brest a encaissé quatre buts: quatre coups de pied arrêtés. Il y a coup de pied arrêté et coup de pied arrêté. Brest, comme les autres équipes, ne peut pas faire grand-chose contre un penalty ou un coup-franc brossé dans la lucarne. En revanche, il est constamment en danger sur les corners et les coup-francs tirés dans la boîte, comme celui de Cardy, déposé sur la tête de Cissé dimanche.
1,69m contre 1, 83m
La façon d'encaisser le but entre ensuite en compte. Ce qui est gênant, c'est quand un joueur s'oublie et lâche le marquage, comme ce fut le cas, par exemple, de Kantari sur l'égalisation de Shereni à Strasbourg. Ce n'était pas le cas sur le but encaissé dimanche: Bourgis n'a pas lâché son bonhomme, il a simplement été battu au duel, ce qui est permis et même logique pour un défenseur d'1,69m luttant contre un attaquant d'1, 83m!
Coups de pied arrêtés: 60% des buts en 2009
Cela peut paraître surprenant que l'un des plus petits soit désigné au marquage de l'un des plus grands, mais quelle autre possibilité avait Baticle? Kantari, Lorenzi, Borne ou Brou Apanga se chargeant du marquage des grands défenseurs adverses qui montent, il n'y a aucun autre milieu - Bouard et Pinvidic ne jouant pas souvent - qui fait la taille, hormis De Carvalho. Socrier et Poyet, quand il joue, redescendent souvent donner un coup de main dans la surface mais cela ne suffit pas. En onze matchs de championnat disputés en 2009, Brest a encaissé 60% de ses buts (9 sur 15) sur coups de pied arrêtés. Sur ces 9 buts encaissés, 7 (en enlevant le pénalty du Guingampais Eduardo et le coup-franc direct du Montpelliérain Costa) sont imputables à des erreurs de concentration, de marquage, ou à un manque d'impact ou de taille dans les duels. Ça fait beaucoup. Tant et si bien que le Stade Brestois n'a terminé qu'un seul match de championnat sans prendre de but en 2009. Sur le terrain d'une équipe de Boulogne, qui avait tiré deux fois sur les poteaux.
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