3 novembre 2009
Absents dans le jeu, les Rennais ont été logiquement dominés, dimanche, Route de Lorient. Des questions se posent désormais sur les vraies possibilités de ce groupe.
Plus dure a été la chute. Large vainqueur de Montpellier (3-0) une semaine plus tôt et, semble-t-il, relancés vers les sommets, les Rennais ont été cueillis par Valenciennes, dimanche (0-3). Ce matin, ils se retrouvent, pour la première fois, dans la deuxième partie de tableau (11e). Après avoir dressé un bilan plutôt flatteur des dix premiers matchs en milieu de semaine dernière, Frédéric Antonetti a livré une analyse bien différente une fois la défaite consommée. «J'ai des choses importantes à dire à mon groupe sur ce que je ressens depuis un certain temps», a-t-il avancé. Car, plus inquiétant, les Rouge-et-Noir ont affiché un triste visage dans le jeu. «On a fait un match très moyen», souffle l'entraîneur.
Sans Leroy plus de jeu
«On n'a pas réussi à reproduire les bonnes choses réalisées devant Montpellier», acquiesce Douchez. L'absence de Jérôme Leroy, conjuguée à la sortie prématurée de Marveaux, touché aux adducteurs et absent pour trois semaines minimum, a vite montré les limites à la créativité. «Il faut savoir pallier les absences, il y a les joueurs pour. Mais, collectivement, on n'a pas su faire ce qu'il fallait pour gagner. Et Jérôme n'étant pas là pendant six semaines, si on réagit comme ça, on va perdre pendant toute son absence! Il ne faut pas se cacher derrière ce genre d'excuses», rapporte encore Douchez. «Il n'y a pas, dans l'effectif, de deuxième joueur capable de faire ce que Leroy fait», reconnaît Antonetti, qui tâtonne. Inamoto, Cheyrou et Pagis se sont succédé à la mène, sans convaincre. Le chantier du jeu semble grand ouvert.
«Ce n'est pas non plus la crise!»
Rennes va pourtant devoir vite réagir. Sous peine de voir disparaître la pancarte «outsider». «Ça nous met vraiment en retard sur les objectifs fixés. Mais on n'est pas à la rue non plus! On en avait déjà eu un bel avertissement contre Auxerre (0-1). Là, ça commence à faire beaucoup... Mais, ce n'est pas non plus la crise! Mais, quand on a les ambitions qui sont les nôtres, on ne peut pas accepter de perdre 3-0 chez soi contre n'importe qui. Il faudra assumer ce statut à l'avenir», lance, optimiste, Douchez. Pour cela, Rennes va sans doute devoir passer par la case humilité. Les joueurs ont peut-être été leurrés par le bilan livré par leur coach après dix journées...
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