27 novembre 2009
Une équipe en perdition ou un groupe en révolte? Compte tenu du contexte très agité de Bastia aujourd'hui, à quel adversaire en effet va avoir affairele Stade Brestois ?
«Avec le Sporting, c'est comme aux Galeries Lafayette, il se passe toujours quelque chose ! » fait remarquer, mi-goguenard mi-désabusé, un confrère corse. A un mois de Noël, jamais les rayons du Sporting n'ont accumulé autant de nouveautés en si peu de temps : changement de président (Charles Capia à la place de Pierre-Paul Antonetti), limogeage de l'entraîneur (Philippe Anziani), procédure de licenciement contre un joueur (Medhi Meniri). Au milieu de cette grisaille une seule bonne nouvelle: la transaction à l'amiable vers laquelle s'orientent le club et Bernard Casoni, congédié au printemps dernier.
Padovani : « Je veux des comptétiteurs ! »
Michel Padovani, qui assure pour les matchs contre Brest et Strasbourg l'intérim au poste d'entraîneur (pour lequel Gentili et Froger sont en balance), fait inévitablement référence à la défaite à Marignane (1-0) et aux incidents qui ont marqué cette élimination en Coupe de France. «Ils ont fait beaucoup de mal au club et le groupe a accusé le coup pendant deux jours avant de refaire surface». Scotché à la 20e place du classement, en raison de deux victoires seulement en quatorze rencontres, Bastia n'a plus le choix des armes ni du jour pour les utiliser: «Je veux voir des compétiteurs et pas un seul tricheur ! », prévient Padovani. Confrontée également à l'adversité de son public, l'équipe insulaire sera sans doute tentée d'imposer sa force physique. Ce qui ne serait pas pour surprendre Alex Dupont : « Ce match va ressembler étrangement à celui contre Vannes, pour lequel on se doutait des intentions de l'adversaire qui ont été en rapport avec les actes. On doit en tirer les leçons».
De la réaction à l'action
Il reconnaît «le caractère un peu plus particulier de cette rencontre qu'à l'occasion des autres voyages à Bastia». Mais le coach brestois ne veut guère s'appesantir sur «les affaires bastiaises qui ne nous concernent pas». Pour se focaliser sur son équipe, «sur un groupe de joueurs qui a envie de progresser». L'occasion fera-t-elle le larron (brestois) au stade Armand Cesari? Afin de récupérer tout ou partie des points abandonnés bêtement aux Vannetais et de recimenter cette place proche du trio de tête échafaudée grâce à deux mois sans défaite, des conditions essentielles seront à réunir à entendre Alex Dupont. «Nous devrons retrouver nos principes de jeu, notre maîtrise technique et collective. Mais cela ne devra pas se faire au détriment de l'engagement. Il en faudra beaucoup pour récupérer les ballons et pour rendre intéressante l'animation de notre jeu». L'équipe brestoise, bâtie autour d'un dense milieu de terrain, sera forcée d'être vite dans l'action ce soir. Trois semaines après avoir mesuré les risques d'une attitude uniquement réactive.
