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Football

GSI Pontivy (CFA) - CSC Cayenne (DH Guyane) : 5-0 Ce n'était pas le bagne

23 novembre 2009

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Sans puiser dans ses réserves, la GSI Pontivy s'est qualifiée hier après-midi pour le huitième tour de la Coupe de France (5-0) face à un adversaire pour le moins conciliant.

Passer par les DOM-TOM, c'est peut-être finalement le plus court chemin pour rejoindre les 32esde finale, à condition de ne pas avoir à effectuer l'exotique déplacement. Les Pontivyens peuvent le croire, eux qui, trois ans après avoir balayé les Néo-Calédoniens de Magenta (4-0), se sont promenés hier après-midi face aux sympathiques mais très limités Guyanais du CSC Cayenne. Les voilà donc au huitième tour, à un match seulement du bonheur et de la cagnotte.

Un adversaire bien faible

Un «coup de boule» de Bray et une «boulette» consistante du gardien Kokason ont suffi, en à peine plus d'une mi-temps, à établir une hiérarchie qui crevait les yeux, hier sur la pelouse détrempée du Faubourg de Verdun, tant la faiblesse de l'adversité s'est rapidement manifestée. La preuve qu'en outre-mer, il y a DH et DH. Quand une formation réunionnaise vaut aisément une CFA2, son homologue guyanaise ressemblerait beaucoup plus à une DSR. La preuve tangible, c'est que la GSI Pontivy avait souffert cent fois plus au tour précédent pour se débarrasser de son voisin, le Stade pontivyen.

Y'a pas le feu

Déçu par la tournure des événements, l'ancien Havrais Thierry De Neef n'en pensait d'ailleurs pas moins. «On n'a pas su se mettre au niveau de Pontivy. On est capable de faire beaucoup mieux. Le score est sans appel et reflète assez bien le match. Bravo à Pontivy, qui a joué à son niveau. On n'a pas su s'adapter à ce terrain gras, qui nous a handicapés.» Entre soleil et averses, les hommes d'Alain Le Dour ont su garder le contrôle des opérations, affichant une réelle maturité malgré une ouverture du score un peu longue à venir. Mais la constance dans l'effort des partenaires de Péru a été récompensée. «Les gars ont fait un match sérieux. Parce que les rencontres outre-mer, ça ne se passe pas comme ça. Une équipe d'outre-mer, elle ne va pas t'inquiéter tout le match. Mais il y a des moments où elle va mettre le feu. Si tu n'y es pas, tant pis pour toi.» Après le couac de Larmor-Plage l'an passé, le coach des Verts a été rassuré.

Réveil difficile

De feu, il n'y en eut guère, de flammèches à peine, tant Le Guerroué et sa défense ont maîtrisé tranquillement les rares incursions guyanaises, permettant à Obilale de jouir dans ses buts d'une étonnante tranquillité. Jamais la moindre once de suspense n'est venue agrémenter cette rencontre diffusée en direct par France Ô.Sûr que dans le lointain département d'Amérique du Sud, où la rencontre était diffusée à partir de 10h30, on avait rêvé plus digeste petit-déjeuner.

  • Laurent Aquilo

La GSI sans forcer

L'avantage d'un but au tableau d'affichage en faveur de la GSI était totalement justifié au repos. Avec un tout petit peu plus de lucidité et de réussite à la finition, les Pontivyens auraient même pu augmenter leur avance. En effet, à chaque coup de pied arrêté, il y avait danger sur la cage de Kokason, pas très à l'aise, c'est le moins que l'on puisse dire, sur ses prises de balles. De quoi rendre fébriles ses partenaires de la défense, notamment son capitaine Jean-Marc Saham qui jouait les déménageurs de service pour éviter du désagrément à son équipe.

Bray de la tête

En fait, dès l'entame de ce septième tour, les Pontivyens prenaient la direction des opérations sous l'impulsion de Guyader et de Péru qui venaient titiller le gardien guyanais. Tout d'abord à la 4e minute lorsque Péru centrait pour la tête de Bray qui passait à côté. Ensuite à la 18e minute lorsque, sur un coup-franc de Guyader, Kokason se déchirait, cette fois sans dommage puisqu'aucun Gésiste ne pouvait en profiter. Quelques minutes plus tard (25e), Bray décochait une frappe appuyée pas très éloignée du cadre. Puis, à la 29e, le danger intervenait toujours sur ces fameux coups de pied arrêtés. Guyader était à la baguette, mais la reprise de Le Guerroué passait juste au-dessus de la transversale. Néanmoins, trois minutes plus tard, la GSI trouvait l'ouverture. Toulliou centrait parfaitement au deuxième poteau pour Bray. Esseulé, l'attaquant pontivyen plaçait un joli coup de tête (1-0, 32e). A noter que la seule opportunité pour Cayenne dans cette période initiale se situait à la 38e minute: Kévin Saint-Clerc éliminait bien Le Guerroué, mais son tir trop écrasé n'était pas assez menaçant pour Obilale.

Le trou à la 49e minute

Au retour des vestiaires, le manque de lucidité de Kokason était criant lorsqu'il boxait dans sa propre cage un coup franc de Péru, pas extrêmement appuyé (2-0, 49e). Difficile pour Cayenne de se remettre de ce but gag. D'autant que, pratiquement dès son entrée sur le terrain, Dia crucifiait de nouveau l'infortuné Kokason (3-0, 65e). Bien sûr, Cayenne tenta de sauver l'honneur et trois corners consécutifs sur la cage du gardien pontivyen Obilale démontrèrent que la GSI devait rester concentrée. Il n'empêche que Traoré, lui aussi entré en jeu, scorait une quatrième fois, embarquant tout en vitesse la défense guyanaise. La rencontre s'achevait même par un cinquième but à la 90e minute inscrit par Havart, qui avait remplacé Christophe peu de temps auparavant. A ce moment-là, Cayenne évoluait en infériorité numérique suite à l'expulsion de Brian Saint-Clerc à la 85e.
  • HervéCarrey

GSI Pontivy (CFA) - CSC Cayenne (DH Guyane) : 5-0 Ce n'était pas le bagne

L'avantage d'un but au tableau d'affichage en faveur de la GSI était totalement justifié au repos. Avec un tout petit peu plus de lucidité et de réussite à la finition, les Pontivyens auraient même pu augmenter leur avance. En effet, à chaque coup de pied arrêté, il y avait danger sur la cage de Kokason, pas très à l'aise, c'est le moins que l'on puisse dire, sur ses prises de balles.

Bray de la tête

De quoi rendre fébriles ses partenaires de la défense, notamment son capitaine Jean-Marc Saham qui jouait les déménageurs de service pour éviter du désagrément à son équipe. En fait, dès l'entame de ce septième tour, les Pontivyens prenaient la direction des opérations sous l'impulsion de Guyader et de Péru qui venaient titiller le gardien guyanais. Tout d'abord à la 4e minute lorsque Péru centrait pour la tête de Bray qui passait à côté. Ensuite à la 18e minute lorsque, sur un coup-franc de Guyader, Kokason se déchirait, cette fois sans dommage puisqu'aucun Gésiste ne pouvait en profiter. Quelques minutes plus tard (25e), Bray décochait une frappe appuyée pas très éloignée du cadre. Puis, à la 29e, le danger intervenait toujours sur ces fameux coups de pied arrêtés. Guyader était à la baguette, mais la reprise de Le Guerroué passait juste au-dessus de la transversale. Néanmoins, trois minutes plus tard, la GSI trouvait l'ouverture. Toulliou centrait parfaitement au deuxième poteau pour Bray. Esseulé, l'attaquant pontivyen plaçait un joli coup de tête (1-0, 32e). A noter que la seule opportunité pour Cayenne dans cette période initiale se situait à la 38e minute: Kévin Saint-Clerc éliminait bien Le Guerroué, mais son tir trop écrasé n'était pas assez menaçant pour Obilale.

Le trou à la 49e minute

Au retour des vestiaires, le manque de lucidité de Kokason était criant lorsqu'il boxait dans sa propre cage un coup franc de Péru, pas extrêmement appuyé (2-0, 49e). Difficile pour Cayenne de se remettre de ce but gag. D'autant que, pratiquement dès son entrée sur le terrain, Dia crucifiait de nouveau l'infortuné Kokason (3-0, 65e). Bien sûr, Cayenne tenta de sauver l'honneur et trois corners consécutifs sur la cage du gardien pontivyen Obilale démontrèrent que la GSI devait rester concentrée. Il n'empêche que Traoré, lui aussi entré en jeu, scorait une quatrième fois, embarquant tout en vitesse la défense guyanaise. La rencontre s'achevait même par un cinquième but à la 90e minute inscrit par Havart, qui avait remplacé Christophe peu de temps auparavant. A ce moment-là, Cayenne évoluait en infériorité numérique suite à l'expulsion de Brian Saint-Clerc à la 85e.
  • HervéCarrey

Spectateurs : 1.000. Arbitre : M.Lecrenais. Buts. Pontivy : Bray (32e), Péru (49e), Dia(66e), Traoré (76e), Havart (90e). Avertissements. Cayenne: K. Saint-Clerc (54e), Saham (64e). Expulsion. Cayenne : B. Saint-Clerc (85e). PONTIVY : Obilale, Gomba, Le Guével, Offredo, Le Guerroué, Da Costa, Christophe (Havart, 83e), Péru (cap), Bray (Dia,65e), Guyader, Toulliou (Traoré, 72e). CAYENNE : Kokason, Contout, Candia (Chiourazzi, 55e), Vibert, Cosset, Desmangles, Jean-Jacques Raymond, Edwige (D.Saint-Clerc, 59e), K. Saint-Clerc (Marcisse, 72e), Faham, B. Saint-Clerc.


La fiche technique
Spectateurs : 1.000. Arbitre : M.Lecrenais. Buts. Pontivy : Bray (32e), Péru (49e), Dia(66e), Traoré (76e), Havart (90e). Avertissements. Cayenne: K. Saint-Clerc (54e), Saham (64e). Expulsion. Cayenne : B. Saint-Clerc (85e). PONTIVY : Obilale, Gomba, Le Guével, Offredo, Le Guerroué, Da Costa, Christophe (Havart, 83e), Péru (cap), Bray (Dia,65e), Guyader, Toulliou (Traoré, 72e). CAYENNE : Kokason, Contout, Candia (Chiourazzi, 55e), Vibert, Cosset, Desmangles, Jean-Jacques Raymond, Edwige (D.Saint-Clerc, 59e), K. Saint-Clerc (Marcisse, 72e), Faham, B. Saint-Clerc.

[SIGN_GRAS_G]FRANCE - EIRE.[/SIGN_GRAS_G]
CAYENNE AU STADE DE FRANCE L'équipe de Cayenne était dans les tribunes du Stade de France, mercredi soir, afin d'assister au match France - Eire qualificatif pour la Coupe du monde 2010. C'est l'ancien gardien international Bernard Lama qui avait offert des places aux Guyanais, très heureux de l'aubaine. [SIG_CAPGRASG]CAYENNE ET DARCHEVILLE.[/SIG_CAPGRASG]
MÊME ISSUE MALHEUREUSE La Guyane n'a pas été très chanceuse ce week-end en Coupe de France. En effet, outre la défaite subie par Cayenne face à Pontivy, un des plus illustres Guyanais, Jean-Claude Darcheville, qui évolue au FC Nantes Atlantique, a vécu un véritable cauchemar à Concarneau puisqu'il s'est incliné face aux pensionnaires du CFA 2 sur le score de 3 à 0.

[SIGN_GRAS_G]FRANCE - EIRE.[/SIGN_GRAS_G]
CAYENNE AU STADE DE FRANCE L'équipe de Cayenne était dans les tribunes du Stade de France, mercredi soir, afin d'assister au match France - Eire qualificatif pour la Coupe du monde 2010. C'est l'ancien gardien international Bernard Lama qui avait offert des places aux Guyanais, très heureux de l'aubaine. [SIG_CAPGRASG]CAYENNE ET DARCHEVILLE.[/SIG_CAPGRASG]
MÊME ISSUE MALHEUREUSE La Guyane n'a pas été très chanceuse ce week-end en Coupe de France. En effet, outre la défaite subie par Cayenne face à Pontivy, un des plus illustres Guyanais, Jean-Claude Darcheville, qui évolue au FCNantes Atlantique, a vécu un véritable cauchemar à Concarneau puisqu'il s'est incliné face aux pensionnaires du CFA 2 sur le score de 3à0.

Nicolas. Le détonateur

Des buts, Christophe Nicolas n'en marque pas souvent. Mais quand ce milieu reconverti latéral gauche met la balle au fond, ça sort souvent de l'ordinaire. La saison passée, il avait par exemple inscrit deux buts qui avaient permis à Concarneau de s'imposer 3 à 2 contre Lorient B en championnat de CFA2, une semaine après en avoir marqué un contre son camp et donné un second à l'adversaire! Mais celui qu'il a mis hier après-midi à Jérôme Alonzo va rester dans les annales du club.

«Le premier but a tout débloqué»

«Ce premier but nous a libérés. Il a inversé le rapport de forces», analyse son entraîneur Nicolas Cloarec. «Les consignes étaient de rester bien en place durant les vingt premières minutes. C'est sûr que le premier but a tout débloqué. Mais ç'aurait pu être un autre», explique avec humilité le petit Nicolas. «Sur l'action, Mathieu (Viel) tire un coup-franc du milieu du terrain au second poteau. Zerka renvoie la balle dans l'axe que Shereni ne contrôle pas bien (elle lui tape dans le genou, NDLA) et je me précipite pour frapper aux six mètres.»

Des Nantais sans âme

Pour Concarneau, c'est la délivrance. Un stade qui explose. Et toute la famille Nicolas aux anges dans les tribunes. «Ensuite, on a réussi à bien se reconcentrer. On a bien défendu contre des Nantais qui ne nous ont pas mis une pression folle. Dans la vidéo de trois quarts d'heure que nous avaient préparée Pascal Laguillier et Nicolas Cloarec, on avait vu qu'ils avaient des faiblesses et pas beaucoup d'âme.»

Une défense en acier trempé

À 31 ans, Christophe Nicolas vit une deuxième saison de rêve à Concarneau. «L'ambiance était très bonne l'an passé, mais là, les résultats sont meilleurs.» Leaders dans leur championnat de CFA2 et toujours en lice en Coupe de France, les Concarnois le doivent avant tout à une défense en acier trempé. En 14 matchs (championnat et coupe confondus), ils n'ont encaissé que quatre buts,. «Dans l'aspect défensif, tout le monde est concerné par la récupération du ballon, ce qui rend l'équipe difficile à bouger», détaille Nicolas Cloarec. «Quand je vois le travail de Marc (Labat) devant ou les efforts de Jannez et Clément dans l'axe ainsi que ceux des milieux excentrés, c'est plus facile pour nous en défense», ajoute Nicolas. Et plus difficile pour des équipes en manque d'idée comme Nantes. Surtout quand un défenseur se transforme en buteur.
  • Luc Besson

Arbitre: M. Millot. Spectateurs: 4.000. BUTS. Concarneau: Nicolas (32e), Gourmelon (62e); Labat (90e). Avertissements. Concarneau: Labat (71e), Toupin (84e); Nantes: Darcheville (12e), Maréval (64e), De Freitas (90e+4). Concarneau: Seznec - Toupin (Loisel, 88e), Palut, Viel, Nicolas - Jannez (cap), Clément (Mulak, 83e) - Saline (Hubert, 73e), Drouglazet, Gourmelon - Labat. Entraîneur: Nicolas Cloarec. Nantes: Alonzo - Tall (Rodelin, 65e), Pierre, Jarjat, Maréval - Shereni (cap) - De Freitas, Darbion, Keserü (Djorjevic, 46e), Zerka - Darcheville. Entraîneur: Gernot Rohr.

Excelsior Saint-Joseph (DH Réunion) - Quimper (CFA) : 1-0 Le voyage tourne court

Les joueurs de Quimper savaient que ce ne serait pas une partie de plaisir de jouer à La Réunion. Le soleil, la chaleur et les décors de carte postale c'est bien, mais ils étaient attendus de pied ferme par l'AS Excelsior. «Nous savions que le match allait être compliqué à gérer et cela s'est avéré exact», notait l'attaquant finistérien, Franck Lérand.

La tête de Lérand le tournant du match

Les Bretons ont en effet dû composer avec 7.500 spectateurs réunionnais tout acquis à la cause de leurs protégés. Une ambiance très festive dont ils n'ont évidemment pas l'habitude. Malgré tout, les Quimpérois entraient très bien dans la partie, N'Dengila allumant la première mèche après seulement une minute de jeu. La partie était équilibrée mais plutôt fermée entre deux équipes méfiantes. Les actions étaient rares, Quimper se montrant surtout dangereux sur corner. Sur l'un d'eux, à la 29e minute, Le Droff centrait pour Lérand qui reprenait de la tête, mais le portier réunionnais détournait le ballon d'une magnifique claquette. «Le gardien me sort une parade de je ne sais où, enrageait le malheureux attaquant. C'est sans doute un des tournants de la rencontre, il la sort vraiment au bon moment.»

Un coup-franc magistral

Les minutes défilaient mais le score n'évoluait pas. Pour débloquer la partie, il fallait un coup du sort ou un coup d'éclat. Les Réunionnais optaient pour la seconde solution: d'un coup-franc magistral des 25 mètres, Nadhoime nettoyait la lucarne de Boulic (1-0, 79e). Quimper tentait bien d'arracher la prolongation, mais le gardien réunionnais sauvait une nouvelle fois la mise sur une volée puissante de Le Hacaut (90e+3). «L'Excelsior mérite sa victoire, il n'y a rien à dire là-dessus», déclarait, fair-play, l'entraîneur quimpérois Ronan Salaün, qui regrettait tout de même un arbitrage «maison»: «On fait 20.000 kilomètres aller-retour, il est vraiment dommage de tomber sur de tels arbitres de touche. Cela en était ridicule. Tout le monde méritait mieux.»
La fiche technique
Spectateurs : 7.500 environ. But. Excelsior : Nadhoime (79e). Avertissements. Excelsior : J. Grondin(21e), N'Gongué (45e), Mounoussamy(57e), Dogbo (81e); Quimper : Le Bihan (76e). AS EXCELSIOR : L. Grondin - Mounoussamy, K'Bidi, Ajorque, J. Grondin - Baussillon, N'Gongué, Gangate, Nadhoime - Dogbo (Gonneville, 87e), Kasso (Sonkey,90e). QUIMPER : Boulic - Le Gouil, Cabon, Bonizec, Ouéhi - Calidjalo (Le Hacaut, 83e), Bonnard, Le Bihan - Lérand, Le Droff (Mahrez, 83e), N'Dengila.
  • Pierre-Arnaud Bard

Excelsior Saint-Joseph (DH Réunion) - Quimper (CFA) : 1-0 Le voyage tourne court

Les joueurs de Quimper savaient que ce ne serait pas une partie de plaisir de jouer à La Réunion. Le soleil, la chaleur et les décors de carte postale c'est bien, mais ils étaient attendus de pied ferme par l'AS Excelsior. «Nous savions que le match allait être compliqué à gérer et cela s'est avéré exact», notait l'attaquant finistérien, Franck Lérand.

La tête de Lérand le tournant du match

Les Bretons ont en effet dû composer avec 7.500 spectateurs réunionnais tout acquis à la cause de leurs protégés. Une ambiance très festive dont ils n'ont évidemment pas l'habitude. Malgré tout, les Quimpérois entraient très bien dans la partie, N'Dengila allumant la première mèche après seulement une minute de jeu. La partie était équilibrée mais plutôt fermée entre deux équipes méfiantes. Les actions étaient rares, Quimper se montrant surtout dangereux sur corner. Sur l'un d'eux, à la 29e minute, Le Droff centrait pour Lérand qui reprenait de la tête, mais le portier réunionnais détournait le ballon d'une magnifique claquette. «Le gardien me sort une parade de je ne sais où, enrageait le malheureux attaquant. C'est sans doute un des tournants de la rencontre, il la sort vraiment au bon moment.»

Un coup-franc magistral

Les minutes défilaient mais le score n'évoluait pas. Pour débloquer la partie, il fallait un coup du sort ou un coup d'éclat. Les Réunionnais optaient pour la seconde solution: d'un coup-franc magistral des 25 mètres, Nadhoime nettoyait la lucarne de Boulic (1-0, 79e). Quimper tentait bien d'arracher la prolongation, mais le gardien réunionnais sauvait une nouvelle fois la mise sur une volée puissante de Le Hacaut (90e+3). «L'Excelsior mérite sa victoire, il n'y a rien à dire là-dessus», déclarait, fair-play, l'entraîneur quimpérois Ronan Salaün, qui regrettait tout de même un arbitrage «maison»: «On fait 20.000 kilomètres aller-retour, il est vraiment dommage de tomber sur de tels arbitres de touche. Cela en était ridicule. Tout le monde méritait mieux.»
La fiche technique
Spectateurs : 7.500 environ. But. Excelsior : Nadhoime (79e). Avertissements. Excelsior : J. Grondin(21e), N'Gongué (45e), Mounoussamy(57e), Dogbo (81e); Quimper : Le Bihan (76e). AS EXCELSIOR : L. Grondin - Mounoussamy, K'Bidi, Ajorque, J. Grondin - Baussillon, N'Gongué, Gangate, Nadhoime - Dogbo (Gonneville, 87e), Kasso (Sonkey,90e). QUIMPER : Boulic - Le Gouil, Cabon, Bonizec, Ouéhi - Calidjalo (Le Hacaut, 83e), Bonnard, Le Bihan - Lérand, Le Droff (Mahrez, 83e), N'Dengila.
  • Pierre-Arnaud Bard

NICOLAS CLOAREC (entraîneur de Concarneau):

«C'est un résultat extraordinaire. On avait déjà été gâté au tirage. Et là, on réalise l'exploit. Je tiens à remercier tout le staff car on a très bien préparé cette victoire. On a fait un montage vidéo inhabituel, de niveau professionnel. Ça nous a permis de mettre le doigt sur les forces de Nantes, mais aussi sur leurs doutes. On savait aussi que l'état du terrain nivellerait la différence de niveau. Il fallait réussir à se libérer de la pression. Dès qu'on a marqué, le rapport de force a tourné en notre faveur, avec une équipe nantaise obligée de faire le jeu, alors que nous, nous avons pu jouer libérés.» GUILLAUME JANNEZ (capitaine de l'US Concarneau) :
«C'est incroyable, on est heureux et fier car on a fait un gros match alors que les Nantais étaient un peu en dedans. Ce n'est peut-être pas facile pour eux de se motiver pour venir sur un terrain de CFA2, et le temps, le vent, la pluie et le terrain nous arrangeaient.»
JACQUES PIRIOU (président de l'US Concarneau) :
«C'est énorme pour le club. C'est un plaisir immense de vivre ça avec cette équipe-là.»
RAYMOND COSQUÉRIC (président-délégué de l'US Concarneau) :
«J'ai toujours dit qu'on aurait battu Nantes 1-0, donc je suis un mauvais pronostiqueur, mais la victoire est là et au-delà de la victoire, il y a aussi la manière. Le jeu à la nantaise était beaucoup plus aujourd'hui du côté concarnois.»

PASCAL LAGUILLIER (co-entraîneur de l'US Concarneau) :
«Chapeau aux gars! Alonzo a eu quatre ballons, il négocie le premier de manière extraordinaire sur un tir de Guillaume Jannez, mais il ne peut pas grand-chose sur les trois autres, son bloc-équipe l'a abandonné.»
GERNOT ROHR (entraîneur de Nantes):
«Si un penalty avait été sifflé sur l'action de Darcheville en début de rencontre, ça aurait sans doute changé le cours du match. Cette défaite n'est pas forcément inquiétante. C'est peut-être un mal pour un bien. Il faut se remettre au travail. Le plus important, c'est le championnat.»

JÉRÔME ALONZO (Nantes):
«Après avoir pris 3 à 0 contre une CFA2, j'ose espérer qu'on est vexé et même humilié. Moi, je le suis. Mais il n'y a rien à dire. Les Concarnois nous ont été supérieurs de la 15e à la dernière minute. Nous avons perdu contre meilleur que nous. Si je suis inquiet? La dernière fois que j'ai été battu par un petit en Coupe de France, c'était avec Saint-Etienne contre Jura Sud et on nous étions montés en fin de saison...»

HARLINGTON SHERENI (Nantes):
«Cette élimination, c'est une honte. Sur le premier but, la balle me tape dans le genou.»
JEAN-CLAUDE DARCHEVILLE (Nantes) :
«3-0, c'est logique, les Concarnois ont été meilleurs que nous, ils ont gagné et il n'y a rien à revendiquer. La Coupe de France, c'est comme ça, quand vous voulez passer, il faut faire le maximum. Aujourd'hui, l'équipe de Concarneau en a fait plus que nous, on va s'expliquer entre nous».

Boulic. «Nous aurions dû tenter un peu plus»

YOHANN BOULIC (gardien de but de Quimper):
«Le match s'est malheureusement joué sur un coup de pied arrêté. Nos problèmes récurrents de finition et d'efficacité sont de nouveau remontés à la surface. Nous n'étions pas à l'abri d'un coup de pied arrêté, c'est ce qui s'est produit. Nous aurions peut-être dû tenter un peu plus, mais on ne va pas refaire le match.» FLORENT LENCLUME (défenseur de Quimper): «Nous avons dominé la rencontre, mais nous n'avons jamais trouvé la faille. Voilà le problème. Le match se joue sur un magnifique coup-franc. On appelle cela la réussite. Nous pouvons toujours nourrir des regrets, mais il faut surtout passer à autre chose de plus positif.» FRANCK LÉRAND (attaquant de Quimper): «Nous savions que le match allait être compliqué à gérer, cela s'est révélé exact. Le gardien me sort une parade de je ne sais où. C'est sans doute un des tournants de la rencontre. Il la sort vraiment au bon moment. Ils n'ont pas volé leur victoire. Nous aurions sans doute dû jouer plus directement, en mettant plus de pression. Nous avons manqué de vitesse dans l'animation. Nous avons vraiment eu des difficultés à déstabiliser notre adversaire.»

Trégunc (DSR) - Les Herbiers (CFA) (2-3) Ah, ce deuxième but !

Blood, sweat and tears. Du sang, de la sueur et des larmes: les trois éléments d'une vraie dramatique étaient réunis samedi après-midi à Trégunc. Le sang versé par Anthony Bothorel, dont le nez a morflé en fin de partie; les larmes versées par un gaucher au regard noir et quelques-uns de ses compagnons héroïques; et surtout la sueur dépensée sans compter pendant 90 minutes d'un match qui restera forcément dans les mémoires de ceux qui y étaient, acteurs comme spectateurs. Des litres de sueur pour gagner le droit de mettre le doute chez le pensionnaire de CFA2.

Scénario idéal...

«On était cuit en fin de match», reconnaissaient les gars de l'UST. Aussi, les dirigeants trégunois se disaient que, quitte à sortir de la Coupe, c'était aussi bien de le faire sur la base de ce scénario: ce n'était pas peut-être pas la peine d'aller en prolongation et de risquer la correction au cours de cette demi-heure supplémentaire, pendant laquelle les Vendéens n'auraient sûrement pas craqué physiquement. Chez les blancs, c'était moins sûr: on notait depuis un petit moment que quelques-uns des hommes de Stéphane Guivarc'h avaient du mal à se relever. Alors, bien sûr que, comme tout sportif qui vient de perdre, les partenaires d'Arnaud Tréguer étaient déçus de l'issue négative. Mais, bien vite, ils ont conclu qu'ils venaient de faire le match qu'il fallait et qu'ils n'avaient finalement rien à se reprocher: face au 4-4-2 traditionnel utilisé par les Herbiers, disposés en 4-5-1 avec Jérôme Molinier seul devant, articulés autour d'un milieu de terrain à cinq éléments, Marc Péron et Guillaume Iquel chargés de bloquer les côtés puis de les animer sur les phases offensives, les p'tits gars de Trégunc n'avaient jamais paniqué face aux Herbiers. Evoluant en passes courtes, remontant le ballon comme des grands, c'est même Guénolé Tallec qui a bénéficié de la première occasion. Mais, le jeune milieu de terrain n'a pas réussi à mettre sa tête au fond (7e). Personne ne sait si ce but aurait changé quelque chose, mais ça aurait valu le coup de voir la réaction des verts, menés d'entrée. Car, plus tard, quand ils ont accusé un but de retard, à une demi-heure du terme, on les a vus s'énerver, perdre ce fameux fil du match, ainsi que l'espérait le coach local.

Un deuxième but qui arrive... trop tôt

«Mais, quand on a marqué notre deuxième but, il restait trop de temps à jouer. On a réalisé qu'on menait contre une CFA2 et qu'on était peut-être en train de se qualifier. Mais, en même temps, c'était tellement de la folie, qu'on n'a plus su quoi faire: continuer à attaquer ou reculer pour protéger notre but», analysaient Erwan Gourlaouen et Régis Campion à l'heure des premières ébauches d'analyses. «Il aurait fallu qu'on arrive à 0-0 à 10 minutes de la fin. Là, on avait prévu de tenter un coup...», ajoutait Stéphane Guivarc'h. On ne choisit pas, mais, devoir tenir une poignée de minutes face à celui que l'on sait plus fort, c'est mentalement plus confortable pour défendre une avance, si petite soit-elle. Se dire qu'il va falloir s'arracher pendant encore 30 minutes, c'est une autre paire de manches. Ou alors, il faut deux buts d'avance. Mais Mondillon a fait l'arrêt décisif sur le tir de Jérôme Molinier. L'exploit se joue parfois à peu de chose. «Il ne nous a pas manqué grand-chose», entendait-on dans les vestiaires trégunois. Juste d'avoir forcé un défenseur vert à dévier le ballon dans ses propres filets.
Fiche technique
Stade de la Pinède. 1.400 spectateurs Arbitre: M.Baussay assisté de MM. Dujardin et Gourdel. BUTS. Trégunc: Molinier (57e), Billaud (csc59e); Les Herbiers: Labarbe (12e), Billaud (75e), Delahaye (76e).
  • Philippe Bosser
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