8 février 2012
"Cette garde à vue était une étape de l'enquête. Il a été remis en liberté. L'enquête continue. Il convient d'en attendre la fin avant de se faire une opinion", a dit à l'AFP le procureur de Toulouse, Michel Valet.
Le magistrat a décliné tout commentaire sur le fond de l'affaire. Il s'est contenté de confirmer qu'une enquête préliminaire était en cours, sans dire quels faits présumés elle visait. Elle porterait sur des indemnités chômage considérables qu'Elie Baup aurait
perçues après la fin de sa collaboration avec le FC Nantes et sur leur compatibilité ou non avec ses activités de consultant pour Canal+.
Répondant à une convocation des enquêteurs, Elie Baup s'était rendu ce mercredi matin chez les gendarmes de la Haute-Garonne, d'où il est originaire. Ceux-ci l'ont alors placé en garde à vue pour l'interroger sur son inscription au chômage après la fin de sa collaboration avec le FC Nantes en juin 2009 et sur les sommes qu'il aurait continué à toucher alors que quelques semaines après, il devenait consultant pour Canal+.
Pôle emploi aurait commencé il y a plusieurs mois à s'inquiéter de l'incompatibilité entre les indemnités chômage et l'activité de consultant de M. Baup, jusqu'à ce que l'enquête soit confiée aux gendarmes.
Des sommes importantes sont en jeu, a dit une source proche de l'enquête, faisant valoir que la référence pour le calcul des allocations chômage était ici les salaires versés dans le monde du football professionnel.
Le procureur de Toulouse, Michel Valet, s'est refusé à tout commentaire.
Une source proche de l'enquête a souligné que les investigations n'en étaient qu'à la phase préliminaire et qu'il fallait se garder de conclusion hâtive au détriment de l'entraîneur.
Elie Baup, 56 ans, a entraîné l'AS Saint-Etienne, les Girondins de Bordeaux, le Toulouse FC et le FC Nantes. C'est à Bordeaux qu'il a connu son heure de gloire avec la conquête du titre de champion en 1999. Il n'a pu empêcher la relégation du FC Nantes de L1 en L2 en 2009. Le club et l'entraîneur ont alors mis fin à leur collaboration en juin, un an avant le terme du contrat qui les liait.