7 novembre 2009
Si l'Euro 2016 a lieu en France, il passera loin de la Bretagne. Après Nantes en septembre, Rennes a jeté l'éponge à son tour pour les mêmes raisons: trop cher!
Deux mois après le maire de Nantes, qui le 7septembre avait annoncé que sa ville ne serait pas candidate à l'Euro 2016 en raison d'un «cahier des charges démesuré», son homologue rennais Daniel Delaveau est parvenu aux mêmes conclusions.
Sans réponse de l'Etat
«Nous souhaitions participer à cette fête, a redit hier matin le maire de Rennes, mais nous avions indiqué que nous ne serions pas candidat à tout prix». Une étude restituée fin septembre avait estimé les travaux de mise aux normes du stade de la route de Lorient à 36millions d'euros. «On s'est alors tourné vers nos deux partenaires naturels. Le président du Stade rennais m'a expliqué qu'il était d'accord d'accompagner le projet, mais pas de manière significative, s'agissant d'un stade déjà rénové en 2004. Quant à l'Etat, j'attends toujours une réponse au courrier que j'ai envoyé à Madame Bachelot».
Logique mais tardif
Selon Sébastien Sémeril, adjoint aux sports, l'Etat, qui n'a livré aucun élément sur la ventilation des 150millions d'euros qu'il consacrera à l'événement, ne financerait que 7% environ de l'opération, contre 35% lors de la Coupe du monde 1998. «Sans plan de financement, il ne serait pas responsable de continuer», a conclu Daniel Delaveau dont le renoncement est logique mais tardif, à cinq jours du poteau d'arrivée. C'est en effet mercredi prochain 11novembre que la fédération française annoncera les noms des 12 villes (*) qu'elle proposera à l'UEFA. Celle-ci statuera le 27mai entre les quatre candidatures: France, Italie, Turquie et Suède-Norvège.
(*) Après le retrait de Rennes, il reste 15 projets: Bordeaux, Lens, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nanterre, Nice, Paris (Parc des Princes), Saint-Denis (Stade de France), Saint-Etienne, Strasbourg et Toulouse.
Après deux escales sans grands reliefs, revoilà donc les Merlus à quai, dans leur port d'attache où ils manoeuvrent plutôt bien cette saison. Car l'aventure du FCL au Moustoir a pour l'instant toujours débouché sur de fortes émotions, cicatrisant, aussi, les plaies de la contre-performance à l'extérieur. Il y a eu, notamment, la résistance homérique contre Montpellier, le triptyque contre Nancy ou encore les inoubliables 90 minutes contre Nice qui, sur le plan du jeu, seraient presque à graver sur DVD en vue des fêtes de fin d'année. Au total, onze points et autant de buts marqués à la maison qui font du FCL l'une des quatre équipes invaincues à domicile avec Paris, Montpellier et Bordeaux. «Les performances sont globalement plus satisfaisantes à domicile, et retrouver le Moustoir, après deux déplacements, n'est pas une mauvaise chose», reconnaît Gourcuff, impatient avant la pêche aux gros de décembre. «Ce mois-ci, on a trois matchs qui peuvent nous permettre d'aborder de façon plus sereine un mois de décembre qui sera plus chargé, avec Rennes, Marseille ou encore Bordeaux». Avant ça, Lorient s'attaque donc aux mal classés et, d'abord, à cette équipe boulonnaise. Ce «promu surprise qui viendra jouer sa chance à fond et qu'il ne faudra surtout pas négliger», dixit Gourcuff, même si l'USBCO glisse en fond de cale depuis fin août et une dernière victoire à Saint-Etienne. De toute manière, qu'importent les qualités -ou les défauts - de l'adversaire: «Il faut d'abord se concentrer sur notre jeu», insiste le stratège breton. Le jeu... et le collectif, évidemment. «Quand, collectivement, nous ne sommes pas au top, nous avons des soucis», martèle, enfin, l'entraîneur lorientais. Mais quand, collectivement, ils le sont, la vague du succès n'est alors jamais très loin.
Football. Promotion d'honneur D. Les leaders à la maison