6 novembre 2009
A l'image de beaucoup deses partenaires, Steeve Elana a retrouvé le moral après une saison ratée qui a failli le pousser vers le départ. D'ailleurs, Vannes était surles rangs...
L'histoire entre le Stade Brestois et son gardien black à la barbe soigneusement taillée, au crâne chauve, et aux envolées de chat dignes de Bernard Lama, a failli mal se terminer.
«Oui, j'ai fait des fautes»
C'était à la fin d'une saison dernière pénible pour le club et galère pour Elana. «Oui, j'ai fait des fautes, oui, ça m'a miné, reconnaît-il, mais je n'ai pas non plus senti la confiance pour que je puisse m'exprimer pleinement». Dans le viseur, Gérald Baticle. Si l'entraîneur était resté, le gardien, lui, serait parti. Après trois saisons pleines à Brest (34, 36, et 35 matchs) et un nombre incalculable d'arrêts et quelques prestations exceptionelles, comme ce derby à Guingamp (1-1) du 18 septembre 2006 où il écoeura à lui tout seul les attaquants d'en face, il ne joua que 19 matchs la saison dernière. Il fut écarté une première fois par Janin après six journées mais «il me l'a expliquéet ça ne m'a pas déstabilisé». Puis une deuxième fois par Baticle, après une grosse bévue au pied à Lens (18e journée.). «Son discours n'a pas été clair et, là, c'est vrai que je me suis replié sur moi-même. Et même si Julien (Lachuer) a bien fait les choses pour garder son poste, je me disais : ne te prends pas la tête, quoi qu'il arrive, tu ne joueras pas». Par la suite, il ne joua d'ailleurs que les quatre derniers matchs de la saison après l'arrivée de Dupont. «Je me suis relevé grâce au travail, grâce à mes amis et aux appels de mes anciens entraîneurs comme Patrick Remy, que j'ai connu à Caen, et Marc Lévy, qui m'a entraîné à l'OM, et de certains gardiens, dont Stéphane Trévisan (ndlr : gardien de Guingamp), «qui m'a dit de ne pas lâcher». Finalement, «après une bonne discussion avec le président», Elana a décidé de rester «malgré les propositions de plusieurs clubs de Ligue 2, dont celle de Vannes. Elana, qui est en fin de contrat en fin de saison, est toujours là et personne ne s'en plaint. Ce serait bien le diable si le club ne lui proposait rien. A l'image de ses partenaires, portés par l'émulation qui rejaillit sur chaque membre du groupe, il est à nouveau très bon, voire décisif, comme à Châteauroux (1-1, 6e journée).
«La confiancede l'entraîneur »
«Quelles sont les raisons qui font que ça va mieux pour moi? Je ne sais pas. Peut-être parce que je suis en fin de contrat et que je travaille un peu sans filet. Peut-être parce que c'est désormais Julien (Lachuer, son ancienne doublure) qui me suit et que je sens la confiance de l'entraîneur. Dupont nous a appris à ne pas paniquer à certains moments d'un match et à ne pas avoir peur de perdre ». La psychologie ayant une part encore plus importante dans les performances d'un gardien que dans celles des joueurs de champ, les bons matchs d'Elana s'expliquent aussi par la sérénité qui porte ce groupe : «Je nous sens capables de surmonter les difficultés que l'on va rencontrer mais attention, tout ça est fragile, prévient-il. Je crois que le seul bon coup que nous ayons à jouer, c'est d'atteindre le maintien plus facilement que l'année dernière. Après, on verra. Je vais peut-être passer pour quelqu'un qui n'est pas ambiteux mais je sais surtout ce que je ne veux pas revivre».
«Je sais surtout ce que je ne veux pas revivre».
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