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Coupe d'Afrique des Nations. Le bus du Togo mitraillé : le gardien de Pontivy hospitalisé [Vidéo]

10 janvier 2010 - 1 réactions

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L'attaque du bus de l'équipe nationale togolaise, vendredi dans l'enclave angolaise de Cabinda, a fait au moins deux morts selon un bilan officiel publié hier. Le gardien de la GSI Pontivy, Kodjovi Obilalé, a été blessé.

Kodjo Samlan, chargé de presse pour le Togo par la CAF, a fait état d'un bilan de deux morts, le chargé de communication Stanislas Ocloo et l'entraîneur adjoint Abalo Amelete, à la suite du mitraillage. Ils «ont rendu l'âme (hier) à quatre heures au petit matin», a-t-il dit. Un premier bilan délivré par la Fédération togolaise, qui parlait de neuf blessés parmi les joueurs et les officiels de l'équipe, faisait également état de la mort d'un chauffeur.

«Il est conscient dans un état stable»

Kossi Agassa, l'un des gardiens de but togolais, a déclaré sur la radio française France Info que les deux décès venaient s'ajouter à celui du chauffeur mort vendredi. Par ailleurs, a-t-il indiqué, le deuxième gardien (de la GSI Pontivy) Kodjovi Obilalé, touché par balle à un rein, a été évacué vers l'Afrique du Sud où il devait être rapidement opéré. «Il est conscient et dans un état stable», a déclaré le président du groupe médical privé qui détient la grande clinique de Milpark, Dr Richard Friedland, lors d'une conférence de presse. Obilalé, 25 ans, «souffre de deux blessures par balles dans le bas du dos et dans l'abdomen», a précisé le responsable du groupe Netcare. Le gardien togolais subissait, hier soir, des examens, dont un scan. «Nous envisageons de l'opérer très rapidement», a ajouté le Dr Friedland. La délégation du Togo a été mitraillée vendredi en début d'après-midi, alors qu'elle venait de passer en bus la frontière entre le Congo-Brazzaville et l'Angola. Cette attaque a été revendiquée par le Front de libération de l'enclave de Cabinda (Flec), qui milite depuis 1975 pour l'indépendance de cette bande de terre enclavée entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville. «Cette opération n'est que le début d'une série d'actions ciblées qui se poursuivront sur l'ensemble du territoire de Cabinda», a menacé le Flec dans un communiqué transmis à l'agence portugaise Lusa. Le gouvernement angolais et la CAF ont dépêché à Cabinda «une importante délégation dirigée par le Ministre de l'Intérieur, accompagné du ministre de la Jeunesse et des Sports», selon un communiqué de la CAF.

«Acte isolé»

A Luanda, le Premier ministre Paulo Kassoma devait s'entretenir avec le président de la CAF, Issa Hayatou, afin de «prendre ensemble des décisions qui puissent garantir le bon déroulement de la compétition». La CAF a, en effet, décidé de maintenir la compétition. Les sept matchs prévus à Cabinda pourraient toutefois être délocalisés à Luanda. Le gouvernement a réitéré, hier, que la sécurité des équipes était «garantie». Il s'agit d'«un acte isolé», a affirmé M.Kassoma. Dans la capitale, à près de 500km de Cabinda, la fièvre du ballon rond continuait de monter, à la veille du match d'ouverture, en dépit de la gravité de l'incident (lire page suivante). La majorité de la population ignorait tout de l'attaque séparatiste, très minimisée par les médias d'Etat. Depuis 2006, les autorités de Luanda assurent que l'enclave de Cabinda est pacifiée, arguant qu'elles ont signé un accord de paix avec un des responsables du Flec, Antonio Bento Bembe. Mais le Flec a toujours nié cet accord et continué de revendiquer des attaques dans la zone.

L'enclave de Cabinda foyer de tensions séparatistes

L'enclave de Cabinda, au nord de l'Angola, reste un foyer de tensions entre séparatistes et le gouvernement central de Luanda. La province pétrolifère, enclavée entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville, est déchirée par un conflit séparatiste depuis l'indépendance de l'Angola en 1975.

Accord de paix en 2006

Un accord de paix a bien été signé en 2006 entre Luanda et Antonio Bento Bembe, un des dirigeants politiques du Front de libération de l'enclave de Cabinda (Flec), mais une partie du Flec l'a dénoncé et continue de revendiquer des attaques contre les forces armées ou les ouvriers étrangers. «Cabinda reste instable, il n'y a pas de paix», assure Agostinho Chicaia de l'organisation Mapablanda, l'unique association de défense des droits de l'homme présente dans l'enclave. Pour lui, «l'accord n'a fait que renforcer les tensions». «Cabinda vit toujours en état de guerre», confirme Fernando Lelo, un ancien journaliste de la radio Voice of America qui a passé deuxans en prison pour «atteinte à la sécurité nationale». «Le simple fait de se présenter comme des défenseurs des droits de l'Homme nous transforme en cible de détentions arbitraires et de persécutions», accuse-t-il.
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1 réaction

  • cjean1950
    Qui va payer les primes ?
    Voilà pourquoi les joueurs du Togo veulent rester à la CAN. Pas de participation, pas de primes.
    Ajouté le 10 janvier 2010 à 13h13

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