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D2F. Arvor 29 - Octeville, dimanche (16 h) Les jeunes n'ont peur de rien

16 mai 2008

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Elles ont entre 17 et 19 ans : les quatre plus jeunes joueuses d'Arvor 29 croient dur comme fer à la montée du club en Division 1. Anne-Laure Le Grignou, 17 ans ; Elodie Manach, 18 ans ; Aïda Tamoum et Emeline Daniel, 19 ans : les jeunes joueuses d'Arvor n'ont peur de rien, et surtout pas de monter.

« Pas peur, plutôt envie »

« Jouer en D1 contre Pecqueux-Rolland, Herbrecht, ou Valérie Nicolas, si elle revient en France, c'est une expérience unique à vivre. Moi, ça ne me fait pas peur, plutôt envie », lance Elodie Manach, rassurée par l'expérience emmagasinée par plusieurs sélections en équipe de France jeunes. Aïda Tamoum et Emeline Daniel qui, en plus d'être partenaires le dimanche, sont colocataires la semaine, ne disent pas autre chose. « Connaître le haut niveau, jouer contre des filles que l'on voit à la télé et en équipe de France, c'est un rêve. Moi, je n'ai peur ni de travailler, ni de progresser », lance Aïda Tamoum. Pourtant, une éventuelle montée changerait peut-être beaucoup de choses pour elles. A part pour Elodie Manach, qui joue entre 30 et 40 minutes par match, le temps de jeu des autres est aléatoire : de cinq à vingt-cinq minutes pour Tamoum, et de deux à quinze minutes pour la pivot Emeline Daniel. Toutes trouvent ça normal, mais quel sera l'avenir de ces jeunes en cas de montée ? « On ne m'a encore rien dit. On m'en parlera à la fin de la saison, je pense, s'interroge Daniel. Mais si le club monte, il devra recruter. Si je ne suis plus dans l'équipe, je regretterai surtout l'ambiance entre les filles. »

« Je n'oublierai pas mes études »

Et puis jouer en D1 (ne le dites pas trop fort pour ne pas leur porter la poisse...) ne changerait pas le cours de leur vie. Elles n'ont pas que de la force dans les bras, elles ont aussi la tête sur les épaules. « Je n'oublierai pas mes études de Staps pour autant », dit Tamoum. Alors, comme elles n'ont pas peur de l'étage au-dessus, elles n'ont pas non plus d'appréhension pour ces deux derniers matchs. Samedi soir, en quelques clics sur internet, elles connaîtront les résultats de Yutz et Toulon, leurs rivales. « On n'attend pas que les autres perdent, mais ce serait bien de jouer la montée dès dimanche devant notre public », espère Manach, d'autant que « si ça se joue sur le dernier match à Celles, ce sera chaud », rajoute Daniel. Puis, en deux phrases, Aïda Tamoum met tout le monde d'accord : « On ne peut pas finir troisième après une saison comme ça. Je ne l'imagine même pas. Aucune de nous ne va lâcher, j'en suis sûre ». Ah, la jeunesse...

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