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Cyclisme

Morbihan à vélo. Cinq Bretons la tête dans le guidon

15 juillet 2009

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De Lorient à Vannes, en passant par Quiberon, Carnac et Crac'h: cinq compères visitent le Morbihan à vélo. Hier, Auray était leur ville étape. Carnet de route d'une fine équipe.

«Et si on se faisait la Bretagne à vélo?» Quand Alex et ses quatre copains se posent cette question, ils savent qu'elle n'est pas lancée en l'air. Ils se connaissent depuis la Terminale et n'ont jamais cessé de se voir depuis sept ans. Dimanche dernier, ils passent à l'acte. Ambition revue à la baisse, ce seront les routes du Morbihan qui se feront chatouiller par les roues de leurs bicyclettes. À Rennes, ils prennent le train pour Lorient, après avoir englouti une galette saucisse, tradition locale oblige! Le départ de la ville des Merlus est programmé àmidi.

Une organisation au top... ou presque!

«Nous sommes arrivés à Lorient à 12h10. À 12h20, nous étions perdus», confesse Antoine. «Nous avons dû nous arrêter dans un petit bistrot pour demander notre chemin. Ce troquet était le premier d'une longue liste», rigole Fred, marié depuis une semaine. Mine de rien, le périple est organisé. Carte du département, guide, téléphone-internet dernière génération et même une petite carriole pour entreposer matelas et matériel. Tout est mis en oeuvre pour passer un bon moment... Sauf peut-être la crème solaire. Ils en ont mais ne pensent pas forcément à en mettre, au grand désespoir de Matthieu. Ses camarades l'ont surnommé «vanille-fraise» en l'honneur de la couleur de ses cuisses.

Pas si facile d'être libre

«Quand on pense à une virée à vélo, on ne se pose pas trop de question. Dimanche soir, on a roulé tard, on s'est posé sur la côte sauvage, près d'un parking de camping-car. Tôt le matin, les gendarmes nous ont réveillés. Ils ont été courtois, mais pas facile de plier une tente à moitié endormi», confie Yoann. La liberté pour Fred est de courte durée. Il n'a pas réussi à négocier son mercredi de congés, il doit rentrer à Rennes. Les autres continuent. On the road again! Si vous croisez les quatre gais lurons restant, aujourd'hui entre Vannes et Arzon, encouragez-les. Ils se demandent même s'ils ne vont pas se mettre à signer des autographes.

  • Julien Moreau
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