11 octobre 2009 à 19h30
Vainqueur dimanche pour la deuxième fois de
Paris-Tours, le Belge Philippe Gilbert brûle de gagner les plus grandes courses
d'un jour.
Vous étiez face à deux vrais sprinteurs (Boonen, Bozic) et pourtant vous
gagnez...
"J'ai déjà gagné des sprints, même si ce n'étaient pas des sprints
massifs dans les grands tours. Là, c'était un sprint idéal pour moi, vent dans
le dos. J'avais un 54 dents, un développement plus grand que le leur, et je
savais que ma vitesse de pointe serait supérieure. C'est ce qui m'a permis de
savourer les derniers mètres. C'était grand ! J'avais regardé la météo la
veille (samedi) et j'avais vu que le vent serait sans doute favorable dans la
ligne d'arrivée. Paris-Tours est une course tactique aussi, qui se joue sur des
détails. J'avais prévu de lancer le sprint aux 250 mètres mais je suis parti un
peu avant en prenant soin de surprendre Boonen, de le décoller, pour qu'il ne
prenne pas le sillage."
Qu'est-ce qui a changé en douze mois, depuis votre première victoire ?
(sourire): "La couleur du maillot... Ce qui a surtout changé, c'est que
j'ai progressé dans les grandes courses. A part Milan-Sanremo, qui était une
course de reprise pour moi car j'avais été malade, j'ai toujours terminé dans
les cinq premiers. Les équipiers travaillent encore plus pour moi et ça me
procure une grande motivation. Au début, ce n'était pas évident. Il a fallu un
temps d'adaptation. J'ai fait ma place, pas en parlant mais en pédalant. Ca a
commencé au Tour des Flandres. Maintenant, il n'y a plus de discussion."
Que vous a-t-il manqué pour gagner d'autres grandes classiques cette
saison ?
"A l'Amstel (Gold Race), un équipier dans le final pour assurer un
relais. Ca s'est joué à 150 mètres près. A Liège-Bastogne-Liège, je peux jouer
quelque chose si je suis encore mieux entouré. Au Tour des Flandres, c'est un
peu différent car il y a plus de paramètres, avec les crevaisons, etc. Et puis,
il y a aussi le Championnat du monde. Physiquement, je suis beaucoup plus fort,
je souffre moins qu'avant quand j'étais à bloc à 60 kilomètres de l'arrivée.
J'ai 27 ans, je suis relativement jeune mais je n'ai pas de temps à perdre. Je
ne veux pas finir ma carrière avec des regrets."
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